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Langues - Communication - Ressources - Projets - Web 2.0

Comment trier, analyser et évaluer l'information sur Internet?


Je me demande très souvent quelles méthodes utilisent les internautes pour sélectionner et évaluer
la grande masse d'informations, de ressources et d' outils qui sont disponibles sur le web actuel.

    Vous pouvez nous envoyer vos pratiques et expériences sur ce sujet:
   opinions, articles, recherches, livres, auteurs, grilles d'analyse, etc.  

  Pour commencer, voici une image proposée par G.Siemens: How do you manage information?
http://www.elearnspace.org/blog/2010/08/21/how-do-you-manage-inform...



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Réponses à cette discussion

Bonjour Béa,

Ta proposition est intéressante.

Une première questions à aborder serait en relation avec les MOTEURS DE RECHERCHE,

qui sont devenus incontournables pour organiser les informations.

Tout le monde utilise fréquement un moteur de recherche ( généralement GOOGLE)

et mes questions seraient:

- Comment les moteurs de recherche organisent et trient l'information?

- Devons-nous faire confiance à leurs résultats?

- Y a-t-il une alternative aux actuels moteurs de recherche?

Je vous conseille de lire le chapitre La googelisation des esprits

in Les dix plaies d'Internet, D. Maniez
http://flecampus.ning.com/profiles/blogs/les-dix-plaies-dinternet-d


Une histoire à succès, mais… . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
Opacité du PageRank . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
Le fantasme de la totalité . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7
Messieurs les censeurs ! . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
Google Book Search . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
L’irrespect du droit d’auteur . . . . . . . . . . . . . . . 14
Le modèle économique de Google. . . . . . . . . . . . . . . . 16
Les clics frauduleux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
La concurrence déloyale de Adwords . . . . . . . . . . . 19
Google et les données personnelles . . . . . . . . . . . . . . . 19
Les alternatives à Google . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 24
Entrer en résistance . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 26

Salut Bea,

Les moteurs de recherche sont devenus l'un des axes fondamentaux de l'univers internet,

mais leurs enjeux, limites et dangers sont encore à explorer.

Le passage suivant nous invite à la réflexion:
Source: Interview Pierre Lévy (2009) Au-delà de Google... Les voies de l’intelligence collective - Multitudes http://multitudes.samizdat.net/Au-dela-de-Google-Les-voies-de-l



Multitudes : Selon vous quelles ont été ou sont encore les principales qualités d’un moteur de recherche comme Google aujourd’hui ?

Pierre Lévy : La principale qualité de Google est de refléter, même si c’est d’une manière très grossière, l’intelligence collective des utilisateurs du Web. En effet, le succès de Google est bâti dès l’origine en 1998 sur l’algorithme de rangement des pages Web inventé par Larry Page et Sergey Brin. Selon cet algorithme, dont le nom est « PageRank », les sites Web correspondant à une requête sont rangés en fonction de la quantité de liens pointant vers les sites, en donnant un poids plus important aux liens venant des sites eux-mêmes les plus « pointés ». Cela revient à faire participer tous les internautes qui lancent des hyperliens sur le Web à la définition de l’ordre des réponses du moteur de recherche. Avant l’innovation de Page et Brin, on rangeait les réponses en fonction de la fréquence des termes recherchés dans les sites. En somme, les moteurs de recherche « pré-Google » étaient uniquement orientés documents. Google a été, de fait, le premier moteur de recherche à faire entrer la computation sociale dans son équation. La seconde raison du succès de Google a été (et reste encore) son extraordinaire ambition computationnelle. L’idée folle, au départ, de l’entreprise était d’enregistrer automatiquement la totalité du Web dans une seule base de donnée, base de donnée sur laquelle on pourrait ensuite mener des calculs statistiques à très grande échelle. L’infrastructure technique de Google repose sur des dizaines d’immenses centres de calculs dispersés sur la planète, dont chacun concentre des centaines de milliers de serveurs à bas prix interconnectés par fibre optique et fonctionnant sous Linux. Ces centres sont directement connectés aux backbones d’Internet et consomment des quantités d’électricité phénoménales. La disponibilité de ces centres de calculs a poussé Google à proposer une foule de services de cloud computing : vos données, vos programmes, vos infrastructures de calcul ne sont plus dans vos ordinateurs, mais « quelque part dans le réseau », immédiatement disponibles par n’importe quelle connexion Internet. Le cloud computing, dont Google et Amazon sont les principaux pionniers, est certainement l’une des principales directions d’avenir de la cyberculture. La mémoire et le traitement d’information y deviennent ubiquitaires.

Multitudes : A l’inverse, quels sont ses défauts essentiels, ou du moins, ses limites les plus importantes aujourd’hui ?

P. L. : Je pense que le « défaut » est visible pour tout le monde. Il est assez inquiétant qu’une seule compagnie gère la plus grande partie de l’accès des internautes à la mémoire numérique mondiale, surtout si l’on s’avise que ses algorithmes sont des secrets commerciaux, donc opaques. De plus, Google a un accès direct aux données et aux activités de ses utilisateurs de cloud computing, y compris leurs comptes e-mail (gmail). L’ensemble de ces données sont principalement utilisées aujourd’hui à des fins de marketing, mais toutes les censures, manipulations commerciales et renseignements aux services secrets (américains, chinois ou autres) sont possibles. Quant aux limites, il faut bien comprendre que Google n’est pas seul en cause. C’est l’ensemble de la recherche et du filtrage de l’information sur Internet qui en est aujourd’hui à sa préhistoire. Pour commencer, les recherches sont encore aujourd’hui faites principalement sur des chaînes de caractères (les « mots ») et non sur des concepts (qui peuvent s’exprimer de bien des manières). De plus, le caractère multilingue de la mémoire mondiale est géré avec bien des difficultés et les traductions automatiques sont notoirement de mauvaise qualité. Les algorithmes de recherche sont généralement les mêmes pour tout le monde, alors qu’on pourrait imaginer des modes de filtrage beaucoup plus « personnalisés ». Finalement, la valeur de l’information dépend d’un grand nombre de paramètres contextuels ou de « points de vue » et elle devrait pouvoir être calculée selon des jeux d’intelligence collective extrêmement variés. Ce dernier problème est à peine effleuré par les recherches contemporaines via des moteurs comme Google.


Bonjour Zhy et Béa,

Je vous passe la réflexion d' Olivier Ertzscheid, qui a des connexions avec ce sujet:

Succès des foules, société de recommandation et succès d'estime
http://affordance.typepad.com/mon_weblog/2007/02/succs_des_foule.html

J'ai eu, lors de la journée Urfist sur l'évaluation de l'information, l'occasion de faire monter la salle en température à propos des Folksonomies, de l'engouement qu'elles rencontrent, de la (relative) "sagesse des foules" dont elles rendent compte, et de l'horizon d'une hybridation nécessaire entre elles et les systèmes d'indexation "classiques". La dernière étude du Pew Internet, sobrement intitulée "Tagging", http://www.pewinternet.org/PPF/r/201/report_display.asp
confirme un certain nombre d'éléments quantitatifs sur le phénomène :

•28% des internautes "l'ont fait" un jour ou l'autre
•et 7 % "le font" tous les jours
•les taggueurs ont moins de 40 ans, un niveau d'étude élevé et sont depuis longtemps sur Internet

Le reste des 9 pages du rapport est consacré à une entrevue avec David Weinberger qui après un provocateur titre ("Forget Dewey"), indique que le principal problème des folksonomies est qu'elles peuvent véhiculer une forme de "tyrannie de la majorité". Pour lui, l'avenir est dans la réutilisation sous forme de clusters de ces folksonomies, alliées aux algorithmes des moteurs de recherche. Et la piste la plus prometteuse réside dans l'analyse de la manière dont les différents groupes sociaux utilisent les tags. Il suggère enfin que dans le cadre des réseaux sociaux, de nouveaux algorithmes permettront de donner plus de poids aux tags de nos amis ou de nos connaissances, reprenant ainsi une idée dont il fût l'un des promotteurs, celle d'une société de la "recommandation" et de son corrélat : le succès d'estime.

Merci Crale,

J'ai cherché des ressources sur David Weinberger et sur sa théorie (Everything is Miscellaneous )
et j'ai trouvé une vidéo en anglais sur le livre:
http://www.youtube.com/watch?v=x3wOhXsjPYM&feature=player_embedded

ainsi que le site consacré au livre Everything is Miscellaneous
http://www.everythingismiscellaneous.com/
The prologue and first chapter of Everything Is Miscellaneous are available in their entirety:
Prologue: Information in Space
Chapter 1: The New Order of Order
http://www.everythingismiscellaneous.com/samples/


Zhying nous a proposé aussi:
Conversando con David Weinberger - IF la revista de la información
http://www.infonomia.com/if/articulo.php?id=242&if=59
VIDEOS subtitulados en español
David Weinberger - Everything is Miscellaneous http://www.infonomia.com/articulo/videos/83
Everything is miscellaneous http://www.infonomia.com/articulo/videos/165


Et maintenant je vous passe la présentation de F. Santamaria sur
Everythig is Miscellaneous: The power of new digital disorder
Todo es misceláneo…o casi todo
http://fernandosantamaria.com/blog/2007/09/todo-es-miscelaneoo-casi...

Extraits:

Los seres humanos somos omnívoros de información: constantemente estamos recogiendo, clasificando y organizando datos. Pero hoy en día, además, el cambio del mundo físico al digital está ripeando, grabando y entremezclando nuestras vidas. En el pasado todas las cosas tenían un lugar (el que demandaba el mundo físico), pero ahora todas las cosas varios lugares: múltiples categorías, múltiples estantes. De pronto, todo es misceláneo.

Habla de 3 esquemas o modelos de organización. ordenes en cuanto a empresas u organismo adaptadas al ambiente misceláneo.

Primer orden
Cuando las cosas se organizan por lo que son (según la clase de objetos a la que pertenezcan), tenemos el 1º orden: las cucharas en el cajón de las cucharas, los cuchillos en el de los cuchillos, etc.

En el caso de la información, es el modelo más primitivo de organización. Los artículos, libros, revistas u otra documentación sobre Educación, están todos juntos en un espacio reservado para ellos. Los de Matemáticas con los de matemáticas, etc. Se etiqueta la clase de objetos, no los objetos en sí.
Un objeto que esté en una clase no puede estar en otra, porque sólo puede estar en un lugar.
Estarán en ese espacio, desordenados. Para buscar uno hay que mirarlos todos hasta que se encuentre el que se quiere.

Segundo orden
El ejemplo prototípico es el de un museo, exposición, biblioteca, etc. El orden viene dado por un catálogo, fichero o por un listado tipo páginas amarillas.
Las cosas están en “estancias” que se comunican y se puede ir fácilmente de un lugar a otro (fichas clásicas, boletines de sumarios, etc…
Lo importante para organizar no es el objeto en sí, ni el lugar en el que está, sino la información sobre ello (metainformación). Un objeto no puede estar en más de un sitio.
Los objetos han de buscarse a mano o por expertos. Ya hablamos aquí de metadatos.
Los objetos no se encuentran buscando uno a uno, sino por la metainformación disponible sobre ellos, y cuyo lugar físico está indicado en el católogo, fichero, o listado.

Tercer orden
Surge con la aparición con la posibilidad de transformar el contenido a bits. El contenido está digitalizado en bits y la información sobre el también. El tercer orden de organización pegando fuerte por que elimina las limitaciones inevitables e inherentes a los ordenes anteriores. Consiste en la organización de la información con medios digitales, con todo lo que esto conlleva. El espacio físico como tal desaparece y hace posible que la personalización y recuperación sea más profunda y compleja. Permite una mejor gestión y contacto con los clientes. La primera fase del tercer orden (pre-web 2.0) corresponde a aquella en la que sólo unos pocos creaban contenido. La gestión de la información se hacía con sistemas aceptados universalmente (Clasificación de Dewey y Tesauros, por ejemplo) y era realizada por expertos.
En este sistema de gestión poco a poco va cayendo por tierra con la nueva web social. Cualquier usuario puede crear contenido y lo organiza según su propios criterios, sin necesidad de unas reglas fijas de organización. Ejemplos claro de ello son Flickr, Youtube, del.icio.us, etc., en el que los tags permiten clasificar de manera personalizada los objetos de información y a la vez socializar ésta según intereses comunes. Lo taxonómico pierde fuerza en esta fase en la que lo que prima es lo folcsonómico con todas sus consecuencias. El usuario tiene también acceso a la metainformación por eso una de las consecuencias es la capacidad de remezclar aplicaciones y contenidos, de hacer mashups y, por consiguiente, convertir la informmación, según la denominación de D. Weinberger, en misceláneo.


Fernando Santamría signale aussi deux liens en relation avec le sujet:

Todo es “diverso”: el poder del nuevo desorden digital de Francis Pisani.
http://www.elpais.com/articulo/semana/Todo/diverso/poder/nuevo/deso...

Review de Gyaku
http://gyaku.jp/en/index.php?cmd=contentview&pid=000266

"Internet et information", le débat proposé par Laurent Gerra :
Dominique Wolton, chercheur au CNRS, et Emery Doligé, blogueur sur RTL.fr

 

 

 

Liens complémentaires:

Critique et Utopie - Internet et Education

http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/thcritique.html

D. Wolton, internet et après?

http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/thcritique.html#Wolton

 

 Emery Doligé  http://twitter.com/MryEmery    Blog Choses vues http://mry.blogs.com/

 

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Bibliographie sur l'évaluation de site Web, l'information sur Internet...

http://australie.uco.fr/info/biblio-info/menu1/menu1_2/bus_biblio_m...

Sommaire :

1. L'information sur internet
1.1 Généralités
1.2 Annuaires et moteurs de recherche
1.3 Référencement

2. Internet et documentation
2.1 Le rôle des professionnels de l'information
2.2 Internet en bibliothèques : enquêtes et pratiques
2.3 Indexation humaine et automatique
2.4 Conception d'un site web documentaire

3. Évaluation de sites web
3.1 Grilles d'évaluation
3.1.1 Grilles directement utilisables
3.1.2 Listes de critères d'évaluation
3.1.3. Rapports, synthèses, réflexions, divers
3.1.4 Grilles d'évaluation de sites : exemples d'application en bibliothè...
3.1.5 Bibliographies et répertoires de liens
3.2 Évaluation automatique
3.3 Ergonomie

Divers

* BRETON, Philippe. Le Culte de l'Internet :. Une menace pour le lien social ?. Paris : La Découverte, 2000. 125 p. (Sur le vif). ISBN 2-7071-3302-7. 
Un essai philosophique (un peu difficile d'accès parfois) par un des meilleurs spécialistes français de la communication : l'auteur décrypte à sa manière les discours des partisans du "tout-internet" ...

On peut retrouver une critique assez "vive" de cet ouvrage par Jean-Claude Guédon dans La Recherche, N° 339, février 2001, p.112

* WOLTON, Dominiquer. Internet, et après ?  Une théorie critique des nouveaux médias. Paris : Flammarion, 2000. 240 p. ISBN 2-08-081459-1. (Champs).
Une approche culturelle et critique de la "révolution Internet". L'auteur y fait une comparaison avec les médias classiques (en particulier la télévision) et relativise les discours sur cette pseudo-révolution de la communication.

* WOLTON, Dominique avec JAY, Olivier. Internet : petit manuel de survie. Paris : Flammarion, 2000. 186 p. ISBN 2-08-211583-6.
Le titre n'est pas du tout révélateur : il ne s'agit pas d'un guide pratique d'internet mais bien d'un échange nourri entre un "pro-internet" (O. Jay) et l'une des rares voix (D. Wolton) à s'élever contre le mirage de la fameuse société de l'information...

Pièces jointes :

Nicholas Carr : “Est-ce que Google nous rend idiot ?”   InternetActu.net   http://www.internetactu.net/2009/01/23/nicolas-carr-est-ce-que-goog...

 

Extraits:

 

Moi aussi, je le sens. Ces dernières années, j’ai eu la désagréable impression que quelqu’un, ou quelque chose, bricolait mon cerveau, en reconnectait les circuits neuronaux, reprogrammait ma mémoire. Mon esprit ne disparaît pas, je n’irai pas jusque là, mais il est en train de changer. Je ne pense plus de la même façon qu’avant. C’est quand je lis que ça devient le plus flagrant. Auparavant, me plonger dans un livre ou dans un long article ne me posait aucun problème. Mon esprit était happé par la narration ou par la construction de l’argumentation, et je passais des heures à me laisser porter par de longs morceaux de prose. Ce n’est plus que rarement le cas. Désormais, ma concentration commence à s’effilocher au bout de deux ou trois pages. Je m’agite, je perds le fil, je cherche autre chose à faire. J’ai l’impression d’être toujours en train de forcer mon cerveau rétif à revenir au texte. La lecture profonde, qui était auparavant naturelle, est devenue une lutte.
Je crois savoir ce qui se passe. Cela fait maintenant plus de dix ans que je passe énormément de temps sur la toile, à faire des recherches, à surfer et même parfois à apporter ma pierre aux immenses bases de données d’Internet. En tant qu’écrivain, j’ai reçu le Web comme une bénédiction. Les recherches, autrefois synonymes de journées entières au milieu des livres et magazines des bibliothèques, s’effectuent désormais en un instant. Quelques recherches sur Google, quelques clics de lien en lien et j’obtiens le fait révélateur ou la citation piquante que j’espérais. Même lorsque je ne travaille pas, il y a de grandes chances que je sois en pleine exploration du dédale rempli d’informations qu’est le Web ou en train de lire ou d’écrire des e-mails, de parcourir les titres de l’actualité et les derniers billets de mes blogs favoris, de regarder des vidéos et d’écouter des podcasts ou simplement de vagabonder d’un lien à un autre, puis à un autre encore. (À la différence des notes de bas de page, auxquelles on les apparente parfois, les liens hypertextes ne se contentent pas de faire référence à d’autres ouvrages ; ils vous attirent inexorablement vers ces nouveaux contenus.)
Pour moi, comme pour d’autres, le Net est devenu un media universel, le tuyau d’où provient la plupart des informations qui passent par mes yeux et mes oreilles. Les avantages sont nombreux d’avoir un accès immédiat à un magasin d’information d’une telle richesse, et ces avantages ont été largement décrits et applaudis comme il se doit. “Le souvenir parfait de la mémoire du silicium”, a écrit Clive Thompson de Wired, “peut être une fantastique aubaine pour la réflexion.” Mais cette aubaine a un prix. Comme le théoricien des média Marshall McLuhan le faisait remarquer dans les années 60, les média ne sont pas uniquement un canal passif d’information. Ils fournissent les bases de la réflexion, mais ils modèlent également le processus de la pensée. Et il semble que le Net érode ma capacité de concentration et de réflexion. Mon esprit attend désormais les informations de la façon dont le Net les distribue : comme un flux de particules s’écoulant rapidement. Auparavant, j’étais un plongeur dans une mer de mots. Désormais, je fends la surface comme un pilote de jet-ski.
Je ne suis pas le seul. Lorsque j’évoque mes problèmes de lecture avec des amis et des connaissances, amateurs de littérature pour la plupart, ils me disent vivre la même expérience. Plus ils utilisent le Web, plus ils doivent se battre pour rester concentrés sur de longues pages d’écriture. Certains des bloggeurs que je lis ont également commencé à mentionner ce phénomène. Scott Karp, qui tient un blog sur les média en ligne, a récemment confessé qu’il avait complètement arrêté de lire des livres. “J’étais spécialisé en littérature à l’université et je passais mon temps à lire des livres”, écrit-il. “Que s’est-il passé ?” Il essaie de deviner la réponse : “Peut-être que je ne lis plus que sur Internet, non pas parce que ma façon de lire a changé (c’est à dire parce que je rechercherais la facilité), mais plutôt parce que ma façon de PENSER a changé ?”
Bruce Friedman, qui bloggue régulièrement sur l’utilisation des ordinateurs en médecine, décrit également la façon dont Internet a transformé ses habitudes intellectuelles. “J’ai désormais perdu presque totalement la capacité de lire et d’absorber un long article, qu’il soit sur le Web ou imprimé”, écrivait-il plus tôt cette année. Friedman, un pathologiste qui a longtemps été professeur l’école à de médecine du Michigan, a développé son commentaire lors d’une conversation téléphonique avec moi. Ses pensées, dit-il, ont acquis un style “staccato”, à l’image de la façon dont il scanne rapidement de petits passages de texte provenant de multiples sources en ligne. “Je ne peux plus lire Guerre et Paix“, admet-il. “J’ai perdu la capacité de le faire. Même un billet de blog de plus de trois ou quatre paragraphes est trop long pour que je l’absorbe. Je l’effleure à peine.”
Les anecdotes par elles-mêmes ne prouvent pas grand chose. Et nous attendons encore des expériences neurologiques et psychologiques sur le long terme, qui nous fourniraient une image définitive sur la façon dont Internet affecte nos capacités cognitives. Mais une étude publiée récemment (.pdf) sur les habitudes de recherches en ligne, conduite par des spécialistes de l’université de Londres, suggère que nous assistons peut-être à de profonds changements de notre façon de lire et de penser. Dans le cadre de ce programme de recherche de cinq ans, ils ont examiné des traces informatiques renseignant sur le comportement des visiteurs de deux sites populaires de recherche, l’un exploité par la bibliothèque britannique et l’autre par un consortium éducatif anglais, qui fournissent un accès à des articles de journaux, des livres électroniques et d’autres sources d’informations écrites. Ils ont découvert que les personnes utilisant ces sites présentaient “une forme d’activité d’écrémage”, sautant d’une source à une autre et revenant rarement à une source qu’ils avaient déjà visitée. En règle générale, ils ne lisent pas plus d’une ou deux pages d’un article ou d’un livre avant de “bondir” vers un autre site. Parfois, ils sauvegardent un article long, mais il n’y a aucune preuve qu’ils y reviendront jamais et le liront réellement. Les auteurs de l’étude rapportent ceci :
“Il est évident que les utilisateurs ne lisent pas en ligne dans le sens traditionnel. En effet, des signes montrent que de nouvelles formes de “lecture” apparaissent lorsque les utilisateurs “super-naviguent” horizontalement de par les titres, les contenus des pages et les résumés pour parvenir à des résultats rapides. Il semblerait presque qu’ils vont en ligne pour éviter de lire de manière traditionnelle.”

 

Lorsque nous utilisons ce que le sociologue Daniel Bell appelle nos “technologies intellectuelles”, les outils qui étendent nos capacités mentales plutôt que physiques, nous empruntons inéluctablement les qualités de ces technologies. L’horloge mécanique, qui est devenu d’utilisation fréquente au 14e siècle, fournit un exemple frappant. Dans Technique et Civilisation, l’historien et critique culturel Lewis Mumford décrit comment l’horloge “a dissocié le temps des évènements humains et a contribué à créer la croyance en un monde indépendant constitué de séquences mathématiquement mesurables”. La “structure abstraite du découpage du temps” est devenue “le point de référence à la fois pour l’action et les pensées”.

 

Le siège de Google, à Mountain View, en Californie, le Googleplex, est la Haute Église d’Internet, et la religion pratiquée en ses murs est le taylorisme. Google, selon son directeur-général Eric Schmidt, est “une entreprise fondée autour de la science de la mesure” et il s’efforce de “tout systématiser” dans son fonctionnement. En s’appuyant sur les téra-octets de données comportementales qu’il collecte à travers son moteur de recherche et ses autres sites, il réalise des milliers d’expériences chaque jour, selon le Harvard Business Review, et il utilise les résultats pour peaufiner les algorithmes qui contrôlent de plus en plus la façon dont les gens trouvent l’information et en extraient le sens. Ce que Taylor a fait pour le travail manuel, Google le fait pour le travail de l’esprit.
Google a déclaré que sa mission était “d’organiser les informations du monde et de les rendre universellement accessibles et utiles”. Cette société essaie de développer “le moteur de recherche parfait”, qu’elle définit comme un outil qui “comprendrait exactement ce que vous voulez dire et vous donnerait en retour exactement ce que vous désirez”. Selon la vision de Google, l’information est un produit comme un autre, une ressource utilitaire qui peut être exploitée et traitée avec une efficacité industrielle. Plus le nombre de morceaux d’information auxquels nous pouvons “accéder” est important, plus rapidement nous pouvons en extraire l’essence, et plus nous sommes productifs en tant que penseurs.
Où cela s’arrêtera-t-il ? Sergey Brin et Larry Page, les brillants jeunes gens qui ont fondé Google pendant leur doctorat en informatique à Stanford, parlent fréquemment de leur désir de transformer leur moteur de recherche en une intelligence artificielle, une machine comme HAL, qui pourrait être connectée directement à nos cerveaux. “Le moteur de recherche ultime est quelque chose d’aussi intelligent que les êtres humains, voire davantage”, a déclaré Page lors d’une conférence il y a quelques années. “Pour nous, travailler sur les recherches est un moyen de travailler sur l’intelligence artificielle.” Dans un entretien de 2004 pour Newsweek, Brin affirmait : “Il est certain que si vous aviez toutes les informations du monde directement fixées à votre cerveau ou une intelligence artificielle qui serait plus intelligente que votre cerveau, vous vous en porteriez mieux.” L’année dernière, Page a dit lors d’une convention de scientifiques que Google “essayait vraiment de construire une intelligence artificielle et de le faire à grande échelle.”

 

 

Bonjour

J'ai retrouvé


Question de bon sens : 3 vidéos de bonnes pratiques sur la recherche et l’utilisation de l’information

Au début de l’année 2011, les bibliothèques du réseau de l’Université du Québec ont lancé Question de bon sens : un ensemble de 3 capsules vidéo pour faire connaître les bonnes pratiques dans la recherche et l’utilisation de l’information.

Ces courtes vidéos (moins de 3 minutes chacune) sont destinées à un public cible étudiants mais elles sont également adaptées à des publics usagers des EPN (espaces publics numériques) comme les adolescents.

Détail de ces modules :

Question de bon sens!

Google a réponse à tout? « On trouve sur Google beaucoup d’informations de qualité variable, mais comment s’assurer d’avoir toutes les informations nécessaires pour un travail universitaire? » Cette vidéo comprend en annexe un quiz en ligne pour tester ses connaissances et un point d’information « en savoir plus ».

Si c’est écrit, c’est vrai? « Avec toutes les informations qui coulent sur le web, il importe de se demander si ces dernières sont pertinentes pour un travail universitaire. Pour y arriver, il faut se poser les bonnes questions. »

Wikipédia pourquoi? « Mieux connaître Wikipédia pour savoir quand et comment utiliser l’information trouvée dans cette encyclopédie libre. »



 



http://www.netpublic.fr/2011/03/question-de-bon-sens-3-videos-de-bo...

 

Je vous laisse ici . J'ai trouvé intéressant.

 

À bientôt

 

Mª José

 

 

« Médias numériques : où est l’info ? qui fait l’info ? 

URL  http://www.intertice.fr/Colloque-Medias-numeriques-ou-est

 

Évaluation de l’information et didactique du journalisme  

Présentation-conférence — Le but de la présentation sera de montrer les rapprochements entre information-documentation, éducation aux médias et journalisme. Les mutations du numérique nous amènent à reposer la question d’une formation au journalisme au sein des cursus. Ce rapprochement permet de mieux appréhender l’évaluation de l’information au sein de projets plus longs et plus ambitieux qui permettent aux élèves de devenir également diffuseurs d’information et de mieux comparer les différentes sources.

Jérôme Bondu (2009)

PANORAMA D’OUTILS DE RECHERCHE D’INFORMATIONS GRATUITS ET EN LIGNE

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/1/69/75/75/Inter-Ligere_outils-re...

 

Table des matières

1. Vous voulez rechercher des informations...................................................................................9

Rechercher des informations sur des sites ...................................................................................9
Rechercher des informations spécifiquement dans les blogs, groupes et forums .......................15
Rechercher des personnes.........................................................................................................18
Rechercher des informations via les outils sociaux.................................................................20
Rechercher des informations dans la presse .......................................................................22

2. Vous voulez recevoir automatiquement des informations .......................................................26

3. Vous voulez analyser les informations collectées .....................................................................29
Mesurer la notoriété de sites ou de personnes ..........................................................................29
Mesurer le nombre de sites liés à une page...............................................................................31
Vérifier la source ....................................................................................................................

 


 Evaluer l’information sur un site Web

 Source:  M.F. Nys IA-IPR EVS 

 FICHE ELEVE

Consigne 1 : remplis le tableau ci-dessous.

Consigne 2 : A chaque ligne de ce tableau, mets une croix  pour le site qui te semble le meilleur. Que peut-on en déduire ?

 

SITE

 

SITE

1. Les outils d’accès à l’information

 

 

 

 

A-t-on une page d’accueil ?

 

 

 

 

A-t-on des outils de recherche dans le site ?

- sommaire

-  index

-  moteur interne de recherche

- plan du site

 

 

 

 

2. Les sources de l’information

 

 

 

 

Qui est l’auteur du site ?

Quel est son statut ? 

 

 

 

 

Peut-on joindre les auteurs par courrier électronique ?

 

 

 

 

Dans quel pays est édité ce site?

 

 

 

 

A-t-on une date de mise en ligne / de mise à jour ?

 

 

 

 

D’après l’adresse, est-ce un site informatif, commercial ou personnel ?

 

 

 

 

3. L’organisation du site :

 

 

 

 

La charte graphique du site (= présentation) est-elle agréable : police d’écriture lisible, couleurs harmonieuses…

 

 

 

 

Les liens à l’intérieur du site fonctionnent-ils ?

 

 

 

 

Les liens à l’intérieur du site donnent-ils accès à des informations intéressantes ?

 

 

 

 

4. Le contenu du site

 

 

 

 

A-t-on des éléments pour approfondir le sujet :

- lexique,

- bibliographies,

- liens vers d’autres sites …

 

 

 

 

L’information est-elle structurée (titres, sous-titres, introduction…) 

 

 

 

 

A-t-on des propositions commerciales ?

 

 

 

 

Le site apporte-t-il des connaissances qui répondent aux questions posées ?

 

 

 

 

 

FICHE PROF

1. Des outils d’accès à l’information indispensables

ü        Une page d’accueil

ü        Des outils de recherche : sommaire, index, plan du site.

 

2. Des sources d’information mentionnées

ü        L’auteur du site, son statut

ü        L’adresse électronique de l’auteur

ü        Le pays d’édition du site

ü        Une date de mise en ligne ou de mise à jour

ü        Le caractère informatif, commercial ou personnel précisé dans l’adresse URL

 

3. Une organisation efficace :

ü        Une charte graphique qui met en valeur l’information

ü         Des liens à l’intérieur du site actifs

ü         Des liens à l’intérieur du site qui donnent accès à des informations intéressantes

 

 

4. Un contenu pertinent et structuré

ü        Des connaissances sur le sujet recherché

ü        Des informations structurées (titres, sous-titres, introduction…)

ü        Des outils pour comprendre et approfondir le sujet : lexique, bibliographies, liens vers d’autres sites.

ü         Pas de proposition commerciale

 

 Source: Fiche Prof   http://pedagogie.ac-limoges.fr/doc/spip.php?article871

Google nous rend-il (fr)agiles?  - Cyberlibris Blog
http://cyberlibris.typepad.com/blog/2011/08/google-nous-rend-il-fra...

Extraits:

Qu'est-ce-qui est le plus important?: Se souvenir de l'information ou bien se rappeler de l'endroit où on peut la trouver (c'est-à-dire de l'endroit où on l'avait trouvée antérieurement)?

Et d'ailleurs, le fait que l'on sache où la trouver implique-t-il que l'on n'éprouve pas (plus) le besoin de la mémoriser?

Ce sont évidemment des questions qui (dans la lignée du fameux article de Nicholas Carr) prennent un relief particulier dans un monde connecté dans lequel l'information est à un clic de souris. Ce sont des questions que des chercheurs de Columbia University, de University of Wisconsin-Madison et Harvard University résument dans le titre d'un article récent: Google Effects on Memory: Cognitive Consequences of Having Informat....

(...)  

Google (employé ici comme métaphore) donne à nos cerveaux une agileté informationnelle remarquable. Mais ne soyons ni dupes ni candides. Cette agileté a un coût dont nous n'avons pas encore pris la juste mesure tant l'emphase est mise sur cette information toujours juste-à-temps. Tout système optimisé est certes performant (par définition de l'optimisation) mais il est aussi fragile, agile et fragile.

Alors que vaut-il mieux des cerveaux robustes ou des cerveaux (fr)agiles?

Attention aux faux !

Internet est pour moi un outil formidable et j'y suis complètement "accroc" mais s'il est un moyen d'accéder à la liberté de parole et à la liberté d'information, il faut se méfier du revers de la médaille.

On peut voir sur la toile et les réseaux sociaux des fausses nouvelles qui font le tour de l'Hexagone en quelques minutes et, dans le meilleur des cas, prendre pour des idiots ceux qui les ont relayées, mais parfois briser la vie de ceux qui en sont victimes.

Alors, avant de relayer une information, vérifiez-la plusieurs fois. Ce site vous permettra peut-être de vous aider : http://www.hoaxbuster.com/ à débusquer les "fake".

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