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LIVRES et LECTURES. Que lisez-vous en ce moment ? Roman ? Essai? Poésie? BD ?

 

 

       Je vous invite à partager vos lectures et livres préférés.

 

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Donc, je commence:

Chapitre XI - Une soirée.

Mais cette émotion était un plaisir et non une passion. En rentrant dans sa chambre, il ne songea qu’à un bonheur, celui de reprendre son livre favori ; à vingt ans, l’idée du monde et de l’effet à y produire l’emporte sur tout.

Bientôt cependant il posa le livre. À force de songer aux victoires de Napoléon, il avait vu quelque chose de nouveau dans la sienne. Oui, j’ai gagné une bataille, se dit-il, mais il faut en profiter, il faut écraser l’orgueil de ce fier gentilhomme pendant qu’il est en retraite. C’est là Napoléon tout pur. Il faut que je demande un congé de trois jours pour aller voir mon ami Fouqué. S’il me le refuse, je lui mets encore le marché à la main, mais il cédera.

Mme de Rênal ne put fermer l’œil. Il lui semblait n’avoir pas vécu jusqu’à ce moment. Elle ne pouvait distraire sa pensée du bonheur de sentir Julien couvrir sa main de baisers enflammés.


Le Rouge et le Noir - Stendhalhttp://fr.wikisource.org/wiki/Le_Rouge_et_le_Noir

Si vous voulez écouter: Stendhal - Le Rouge et le Noir - Littérature audio.com
http://www.litteratureaudio.com/index.php/2008/01/02/stendhal-le-ro...

Source LITTERATURE AUDIO - VIDEO
http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/docauteurs2.html#Stendhal

Excellente idée d'échanger sur nos expériences comme passionnés de la lecture ...
En ce moment je lis des poèmes de Boris Vian

"Je voudrais pas crever
Avant d’avoir connu
Les chiens noirs du Mexique
Qui dorment sans rêver
Les singes à cul nu
Dévoreurs de tropiques
Les araignées d’argent
Au nid truffé de bulles
Je voudrais pas crever
Sans ...
"

Ecoutez le poème à plusieurs voix sur
RadioFLE http://twaud.io/2nP

Source: Là-bas si j'y suis - D.Mermet
http://www.la-bas.org/

 

Quel type de lecteur êtes vous?

Anthony : Je suis plutôt un lecteur occasionnel. Je dois être à un ou deux livres par mois. Bien évidemment, tout dépend de la taille du livre : je ne dévore pas un livre de 1000 pages, même s’il peut être passionnant, aussi rapidement qu’un ouvrage de 300 pages.  

 

Comment lisez-vous?

N : Je peux lire n’importe où ! J’ai une petite anecdote à ce sujet. J’ai lu en une journée Le troisième jumeau [de Ken Follett] un jour où il faisait grand beau en Irlande – ce qui arrive rarement ! -, où tout le monde s’amusait. On a fait un peu de route et moi, je n’ai fait que lire toute la journée dans la voiture pour le terminer.

A : Quand je prenais les transports – parce que maintenant je suis passé au scooter -, je lisais beaucoup. Mine de rien, quand on a trois quart d’heure de transport aller, trois quart d’heure de transport retour, cela me permettait de finir un bouquin en trois jours.

 

Source:  5ème de couverture



Cette semaine je suis en train de lire:
Les vrilles de la vigne de Colette
http://www.scribd.com/doc/8668289/Colette-Vrilles

que j'ai découvert grâce à notre réseau et au message de Béa : Colette Audio Vidéo

J'ai bien aime le poème à plusieurs voix : "Je voudrais pas crever ..
sur RadioFLE http://twitter.com/radiofle Pour écouter: http://twaud.io/2nP

Dans l'intention de partager et poursuivre mon éducation littéraire africaine que j'ai laissée et ne veux pas oublier, j'ai décidé de relire cette jeune et à la fois vieille et mûre littérature parfois oiubliée: la littérature africaine, dans ce cas, d'expression française selon le contexte linguistique qui nous occupe. Je vous invite alors à découvrir ce merveilleux poème en visitant le lien: http://twaud.io/5b7; et Mon espace twaudio est: http://twaud.io/users/moupita

"Afrique
Afrique mon Afrique
Afrique des fiers guerriers dans les savanes ancestrales
Afrique que chante ma grand-mère
Au bord de son fleuve lointain
Je ne t`ai jamais connue
Mais mon regard est plein de ton sang
Ton beau sang noir à travers les champs répandu
Le sang de ta sueur
La sueur de ton travail
Le travail de l'esclavage
L`esclavage de tes enfants

Afrique dis-moi Afrique
Est-ce donc toi ce dos qui se courbe
Et se couche sous le poids de l'humilité
Ce dos tremblant à zébrures rouges
Qui dit oui au fouet sur les routes de midi

Alors gravement une voix me répondit
Fils impétueux cet arbre robuste et jeune
Cet arbre là-bas
Splendidement seul au milieu des fleurs
Blanches et fanées
C`est L'Afrique ton Afrique qui repousse
Qui repousse patiemment obstinément
Et dont les fruits ont peu à peu
L’amère saveur de la liberté."
Retrouvez ici, un extrait de texte de "la muse malade" de Baudelaire:http://twaud.io/4CL
Mon espace de travail twaudio est: http://twaud.io/users/irmatissa
Plus bas, vous avez le texte.

Ma pauvre muse, hélas ! qu’as-tu donc ce matin ?
Tes yeux creux sont peuplés de visions nocturnes,
Et je vois tour à tour réfléchis sur ton teint
La folie et l’horreur, froides et taciturnes.

Le succube verdâtre et le rose lutin
T’ont-ils versé la peur et l’amour de leurs urnes ?
Le cauchemar, d’un poing despotique et mutin,
T’a-t-il noyée au fond d’un fabuleux Minturnes ? [ 27 ]

Je voudrais qu’exhalant l’odeur de la santé
Ton sein de pensers forts fût toujours fréquenté,
Et que ton sang chrétien coulât à flots rythmiques,

Comme les sons nombreux des syllabes antiques,
Où règnent tour à tour le père des chansons,
Phœbus, et le grand Pan, le seigneur des moissons
ici, je vous laisse un extrait de texte tiré de " Un Roman Francais" de Beigdeber.

Je ne me souviens pas de mon enfance. Quand je le dis, personne ne me croit. Tout le monde se souvient de son passé ; à quoi bon vivre si la vie est oubliée ? En moi rien ne reste de moi-même ; de zéro à quinze ans je suis face à un trou noir (au sens astrophysique : « Objet massif dont le champ gravitationnel est si intense qu’il empêche toute forme de matière ou de rayonnement de s’en échapper »). Longtemps j’ai cru que j’étais normal, que les autres étaient frappés de la même amnésie. Mais si je leur demandais : « Tu te souviens de ton enfance ? », ils me racontaient quantité d’histoires. J’ai honte que ma biographie soit imprimée à l’encre sympathique. Pourquoi mon enfance n’est-elle pas indélébile ? Je me sens exclu du monde, car le monde a une archéologie et moi pas. J’ai effacé mes traces comme un criminel en cavale. Quand j’évoque cette infirmité, mes parents lèvent les yeux au ciel, ma famille proteste, mes amis d’enfance se vexent, d’anciennes fiancées sont tentées de produire des documents photographiques.



Nous sommes donc ici dans la ville des bicyclettes. Il y a trente ans qu’elle est renommée pour la qualité des vélos qu’elle fabrique et dont la demande dépasse toujours l’offre, très largement. Lorsque les cyclistes qui enfourchent ses vélos vont comme le vent de par les rues, les routes ou les sentiers, ils ont beau être séparés d’elle par de grandes distances, ils éprouvent le sentiment d’avoir avec elle et avec ses habitants certains liens familiers, voire affectifs, rien qu’en jouissant de la stabilité de leur suspension, rien qu’en regardant les traces fines que laissent leurs roues sur la surface des chemins trempés par la pluie, rien qu’en apercevant leurs accessoires et pièces de rechange (que l’on trouve partout et à tout moment).
Bicyclettes mises à part, la ville n’a rien de bien original. Ses rues, ses immeubles d’habitation ne sont ni neufs ni pittoresques. La pollution atmosphérique ne l’affecte pas moins que les autres villes. Ses maisons, de quelque couleur qu’elles soient, sont recouvertes d’un voile de poussière gris. Il y a des arbres : il n’y en a ni trop ni trop peu. L’été venu, ils la verdissent et l’embellissent naturellement. Puis elle quitte négligemment cette jolie robe. Et ainsi passent les années.
Ses habitants ressemblent à tous les autres habitants des villes : ils mangent, ils dorment, et ils vont au boulot. Les mesquineries de la vie de famille suscitent en eux, à la longue, de la lassitude ; mais, tout en soupirant, ils s’accrochent à l’existence, et se perpétuent avec une patience muette, agrémentée de quelques petites récompenses. Les gens âgés s’irritent des errements, de l’immodestie, des rêves délirants, de mille et un trucs inracontables et des modes déconcertantes qui se répandent dans la jeunesse, tandis que les jeunes gens s’impatientent du conservatisme et des radotages des vieux. Mais, pour la plupart, ils restent ensemble, au sein de la grande famille. Ils se serrent les uns contre les autres, dans la chaleur et la clameur, en dépit des disputes, en dépit des bagarres. De petits amoureux, sous le charme de la passion, s’embrassent sans retenue, à la tombée de la nuit, sous un arbre ou le long d’un mur.


Sources:
Image: http://sylvie-lectures.blogspot.com/2010/03/une-folie-dorchidees-zh...
Extrait: http://www.actes-sud.fr/extrait.php?gencod=9782742747382
Le livre que je lis en ce moment et que je conseille vivement est de Marc Levy, "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites". Ce roman mélange romantisme et science fiction. Une histoire d'amour, d'amitié et de famille.
http://www.toutesceschoses.com/default.aspx sur ce site vous découvrirez tout ce qu'il faut savoir sur ce roman captivant.

image:

Je viens de terminer Moi, Tituba sorcière de Maryse Condé dont j'avais déjà lu plusieurs romans et que je recommande vivement à tous ceux qui s'intéressent à la littérature francophone.
Ma prochaine lecture sera très brève puisque c'est un petit livre très facile à lire d'un auteur que je ne connais pas encore: Faïza Guène. Je commencerai avec Kiffe kiffe demain et enchaînerai avec Du rêve pour les oufs.
En général, je lis surtout des romans d'auteurs contemporains, notamment pour pouvoir les étudier en classe avec des apprenants de FLE.
Voici un lien vers ma bibliothèque (par encore à jour...).
Amitiés,
Fanny
Le ciel est partout - Jandy Nelson

Présentation de l'éditeur

Un amour brûlant,
Une perte dévastatrice,
Lennie lutte pour trouver sa propre mélodie.
Alors que Bailey, sa soeur, sa meilleure amie,
vient de mourir, comment continuer?
A-t-elle le droit de plaire, elle aussi?
De désirer Toby? D'être heureuse, sans Bailey?
Et comment ose-t-elle rire encore?
Parfois, il faut tout perdre poue se trouver...
Un hymne à l'amour, à la vie, à la musique, à la nature et à l'écriture!"

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Et je veux aussi partager avec vous un film
Un été a Berlin, Andreas Dresen

Katrin et Nike habitent le même immeuble et sont les meilleures amies du monde. Elles passent l'été à Berlin et leurs soirées sur le balcon de Nike à se confier l'une à
l'autre. Toutes les deux attendent le prince charmant qui viendra combler leur solitude affective. Katrin est divorcée, au chômage et vit avec son fils Max. Nike est
aide à domicile pour personnes âgées. Un jour, Nike rencontre Donald, un chauffeur de poids lourd, mais Katrin, toujours seule, a du mal à l'accepter.


Sommer vorm Balkon - Summer in Berlin - Trailer - 2007
http://www.youtube.com/watch?v=QWBup_wvyuk

Comme un souffle, la caméra du cinéaste aère les petites vies de nos protagonistes de plans volatiles et musicalisés, rythmant les déambulations dans les rues de
Berlin de ces passagers inconnus. Les passants flânent et la vie continue mais on dirait que le temps s’arrête. Et l’on croirait presque que la belle saison est éternelle.
Ce film, finalement, respire à défaut de vibrer. Et c’est déjà ça.

in Marie Bigorie
http://www.critikat.com/Un-ete-a-Berli
Ma matinée était consacrée à la quête "bon je n'étais pas au courant il y a moins d'une semaine que je viendrais à Bourgeaux pour fêter l'anniversaire de Caro du coup j'ai pas de cadeau".

Je regarde donc dans tous les rayons. Et j'ai vu deux, trois trucs qui avaient l'air chouette. Dont notamment un roman "bilingue" XIXe et donc le livre que j'ai fini par acheter.




Hormis la médiocrité d'âme de la non-écriture, il existe une médiocrité d'âme particulière : les non-envois. Il en va ainsi avec moi : si je n'envoie pas immédiatement, jamais je n'enverrais. Aujourd'hui, en triant des papiers, j'ai découvert quatre pages entières d'une petite écriture et j'ai failli les mettre dans le poêle, avec tout le reste et les autres feuilles - et - je me suis ravisée : cette lettre, en réalité, n'est pas la mienne, mais la vôtre.
Et, en plus : des voeux de bonne année (même s'ils sont lugubres), que - donc - je ne vous ai pas adressés, mais peut-être sera-t-elle vraiment heureuse ?! - pour laquelle - par conséquent - je ne vous ai pas présenté mes souhaits mais peut-être sera-t-elle difficile et a-t-elle besoin de souhaits ?


Marina Tsetaïeva, Matins bénis, p.20.

Source: Blog Like a tuna in the brine
http://like_a_tuna_in_the_brine.kouaa-blog.com/


Le conte du Graal ou le roman de Perceval de Chrétien de Troyes
Livre de poche 2003


Quatrième de couverture

Chrétien de Troyes est, à la fin du XIIe siècle, le premier grand romancier français. Ses romans, s'enchantent des merveilles et des aventures qui, à la cour du roi Arthur, s'offrent aux chevaliers de la Table Ronde. Chacun d'eux suit le cheminement et l'errance d'un jeune chevalier qui révèle sa vaillance, découvre l'amour, prend la mesure de son destin. Dans Le Conte du Graal, il est le premier à mentionner ce vase extraordinaire qui garde aujourd'hui encore son mystère et sa fascination. Perceval, le jeune naïf, sorti de sa forêt natale, découvre le monde, la chevalerie, la douce Blanchefleur. Il voit paner le cortège du Graal au château du Riche Pêcheur. Mais il ne pose pas la question salvatrice. Il repart, comme part à son tour Gauvain, le neveu du roi Arthur, pour une histoire sans fin. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.



Mon avis

Étant une amoureuse des légendes Arthuriennes et des chevaliers de la Table Ronde, je ne pouvais passer à côté de ce roman. De plus j’avais déjà lu une œuvre de Chrétien de Troyes en Lancelot chevalier de la Charrette que j’avais bien aimé. Donc, je n’étais pas en «terrain inconnu».

Dès maintenant je vous fais confidence que cette «version» de Perceval, jeune homme rêvant de devenir chevalier m’a plu même si je connaissais, par des lectures antérieures, l’enjeu véritable de ce roman : la quête du Graal. Vous vous doutez bien que l’action se situe au Moyen Âge, au temps du roi Arthur, au travers des aventures et épreuves auxquelles devra faire face notre jeune héros. Des évènements, des combats, des rencontres qui feront que Perceval découvrira, non seulement le monde mais aussi sa propre identité. Un roman de quêtes médiévales et personnelles à la fois.

C’est un très bon bouquin pour qui aime le merveilleux, les légendes, de vieilles traditions non seulement celtiques mais aussi grecques et latines. L’auteur a fait tout un travail pour que ce conte soit aussi intéressant. Par contre, il est navrant que ce roman est inachevé car j’aurais bien aimé savoir ce que l’auteur aurait imaginé comme fin, sur ce qu’il réservait à Perceval après tout ce qu’il a vécu.

J’ai tout de même bien apprécié cette lecture pour la richesse des détails qui font de ce conte une histoire fort belle et en prime, cette édition offre un lexique complet et une multitude de notes apportant une touche finale ce qui ajoute à la compréhension et à la valeur de ce bouquin.

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