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J.M.G. Le Clézio - Audiovisuel Multimédia


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J.M.G. Le Clézio Dossier AudioVisuel Langues Campus

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J.M.G. Le Clézio - Ressources sonores - Dossier FLE

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LITTÉRATURE FRANÇAISE AUDIOVISUELLE - MULTIMÉDIA

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J.M.G. Le Clezio Nobel de littérature
Le romancier français Jean-Marie Le Clézio a obtenu
le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son œuvre en 2008.

ARCHIVES - PODCASTS   J.M.G. LE CLÉZIO

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Commentaire de Zoé Brustel le 16 novembre 2017 à 20:57
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Commentaire de Crale le 25 février 2010 à 20:56


Depuis longtemps, Jean Marie Gustave Le Clézio enchante ma vie. Je suis heureuse qu'il ait reçu dernièrement le prix Nobel de littérature, ce qui est amplement mérité. Pour ceux qui ne l'ont jamais lu, courrez à la première librairie pour vous procurer "L'inconnu sur la Terre" ou "Désert". Vous ne serez pas déçus, parole de sourire!!!



Extraits choisis de "L'inconnu sur la terre"

Ecrire seulement sur les chose qu'on aime. Ecrire pour lier ensemble, pour rassembler les morceaux de la beauté, et ensuite recomposer, reconstruire cette beauté. Alors les arbres qui sont dans les mots, les rochers, l'eau, les étincelles de lumière qui sont dans les mots, ils s'allument, ils brillent à nouveau, ils son purs, ils s'élancent, ils dansent! ... Comment être loin de la vie? Comment accepter d'être étranger, exilé? Tout ce que l'on sait, tout ce que l'on reconnait, et les chimères de la conscience, tout cela cède devant un seul instant de vie. Un moucheron qui traverse l'air, un brin d'herbe que fait vibrer le vent, une goutte d'eau, une lumière, et d'un seul coup il n'y a plus de mots: il y a l'étendue muette de la réalité, où le langage est déposé, où la conscience est minéralisée...

La beauté n'est pas secrète. Elle est libre, exposée de toutes parts. Le ciel est grand, la mer, et la lumière resplendit. Tout est si calme, si vaste, le silence est si profond, à travers lui passent des vols d'oiseaux blancs, lentement, voyageant le long du ciel...

C'est cela qu'on attend, qu'on cherche depuis si longtemps: la lumière. Il suffit alors d'être debout en haut d'une colline, devant la mer, avec le ciel, et regarder, respirer, regarder, respirer. Le regard et le souffle alors sont une seule action, il n'y a plus de différence, plus de frontière. Je ne sais rien, je ne veux rien apprendre, rien de ce que donnent les mots et les lois des hommes. Mais je veux être là, quand cela se passe, debout sur cette colline pauvre, devant le ciel et la mer, tout à fait comme une femme sur son balcon, et regarder ce qui est immense, ce qui est pur...

Quelque chose brûle en moi. J'attends et je n'attends pas. C'est peut-être dans cette rupture dans cet instant, entre les deux pulsions, l'une qui va vers l'infini du oui, l'autre vers l'infini du non, qu'est le lieu de la vie.
Cette lumière qui m'éclaire en moi , et qui ne m'appartient pas, sans cesse me montre l'étendue du possible, ce que je pourrais être un jour, ce que je devrais être. Pareil au feu, à l'étoile, au soleil.
J'attends et en même temps, je n'attends pas.

Les visages sont beaux. Il n'y a rien de plus émouvant dans la personne humaine, rien de plus accompli. Un visage, n'importe lequel, surgi au hasard dans la foule, porté en haut du corps et s'avançant vers moi, un peu secoué par les mouvements de la marche, planant comme un cerf-volant, éclairé par la lumière. Je le regarde, et je ressens l'émotion de mon espèce. Je reconnais chaque détail très vite parce que c'est ce que je connais le mieux de l'homme. Mais en même temps, je me sens troublé, trompé, parce que c'est l'image la plus mystérieuse, la plus difficile...

J'aime la gaité simple de l'enfance. Ceux que la vie étonne, que la vie surprend, et qui s'amusent du monde, ceux-là aussi ont la vertu. Ils ne sont pas sérieux. Les grandes choses, les beaux discours, les événements historiques, ça ne les intéresse pas. Même , quelquefois, ils les regardent, du coin de l'oeil, ils les écoutent du coin de l'oreille, l'air un peu étonné, et ces grandes choses et ces belles phrases tombent à plat, un peu dépitées, sans plus oser être solennelles. Ceux qui ont cette gaité n'ont pas mauvais esprit. Mais c'est simplement que les grandes choses ne sont pas toujours celles qu'on croit, et que la beauté et la vérité n'ont pas besoin d'être sérieuses...

Ce qu'il y a de plus émouvant dans le visage de l'homme: le sourire. Le visage s'ouvre tout à coup, comme si un vent emportait son poids, effaçait sa douleur, sa mémoire, le visage se fend et s'écarte lentement, et quelque chose brille. Quelque chose se montre, sur les joues, sur le front, fait un peu reculer les oreilles. Quelque chose apparaît, une pensée, un regard, une lumière, quelque chose qui parle, qui fait signe.
J'aime le sourire sur le visage des enfants, des femmes. Il n'y a pas d'expression plus belle. Il n'y a rien de plus vrai sur le visage humain, rien de plus doux, de plus harmonieux dans la personne humaine. Le sourire vient du plus profond de l'être, du monde du sommeil peut-être, et monte, traverse le corps lentement à la manière d'un frisson de plaisir, jusqu'à l'orée de la bouche. Frisson de bonheur, frisson de lumière et de paix; ce qu'il montre, c'est l'état d'innocence, l'acceptation du monde et de ses limites, comme une clarté mêlée au jour, âme et monde unis, inséparables, indissociables; enfin, l'être vrai de l'homme, l'être tel qu'au commencement de la vie, aux premiers jours, quand nulle peur, nulle complicité ne vient troubler la transparence de l'âme. Le sourire est cet instant de solitude extrême, de solitude admirable. Il est le moment du retour, le miracle peut-être. Pour rien ni pour personne, dirigé vers le monde immense, le sourire est l'ornement de la vie,. C'est à-dire que sa beauté n'a d'autre raison que cette illumination du monde, cet éclaircissement.


Dans ce livre, Le Clezio parle de tout, de rien, des arbres, des oranges, des légumes, du pain, du vent, des étoiles, des nuages, beaucoup de la mer qu'il aime, des cargos, des bébés, les pauvres gens, de nous, de la simplicité de vivre ce qui est, des mille petites et grandes choses qui font notre vie et à chaque page, de la beauté et de la lumière qui nous éclaboussent... J'espère vous avoir fait envie de le découvrir ou de le relire...

Source: Blog Présence d'amour - Sourire d'amour
http://presencedamour.over-blog.fr/categorie-10607870.html

Photo: Les arbres
http://presencedamour.over-blog.fr/article-24857440.html
Commentaire de Crale le 24 octobre 2008 à 12:54
Dans les premières pages du roman qu'il vient de faire paraître, Ritournelle de la faim ("Le Monde des livres" du 3 octobre), Jean-Marie Gustave Le Clézio parle de
la faim qu'il avait ressentie, enfant, durant la guerre, et associe fugitivement le moment où elle fut comblée, à la Libération, au mouvement même de l'écriture. Comme
si, à chaque instant de l'oeuvre, quelque chose de vital, de premier, était en jeu. De même, en 1978, dans L'Inconnu sur la terre, sur un ton lyrique qu'il ne s'est pas
toujours autorisé, il affirmait : "Je veux écrire pour la beauté du monde, pour la pureté du langage. (...) Je veux écrire pour être du côté des animaux et des enfants,
du côté de ceux qui voient le monde tel qu'il est, qui connaissent toute sa beauté..."

Le jury du Nobel, dans les motifs qui accompagnent l'attribution du prix jeudi 9 octobre, parle de "l'aventure poétique et de l'extase sensuelle" de cet "explorateur
d'une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante". Mais avant cela, il évoque une "oeuvre de la rupture". Certes, ce mot renvoie d'abord au constant
nomadisme, au déracinement hautement revendiqué dont témoigne chacun des livres de Le Clézio, d'une manière toujours inattendue.


ECHOS DE VOYAGE


Mais, plus profondément, cette rupture est au coeur de la pensée et du sentiment de l'écrivain, de sa vie la plus intime. De cette intimité, il ne fait d'ailleurs pas
étalage. Il préfère toujours se tourner vers le dehors : "J'ai toujours cru que la littérature c'était comme la mer, ou plutôt comme le vol d'un oiseau au-dessus de la
mer, glissant très près des vagues, passant devant le soleil", écrivait-il en 1985.

D'autres signes de cette rupture et d'une identité comme en perpétuel flottement ? "Je ne sais pas trop comment cela est possible, mais c'est ainsi : je suis un Indien"
(Haï, 1971) ; "Il s'appelait Daniel, mais il aurait aimé s'appeler Sindbad" (Mondo et autres histoires, 1978) ; "J'ai longtemps rêvé que ma mère était noire"
(L'Africain, qui est le livre de son père, 2004). Il ne s'agit pas ici d'une pose, d'un caprice esthétique, mais d'une morale, d'un choix existentiel.



(...) HOMME ENGAGÉ


Il faudrait, à partir du début des années 1970, établir une véritable géographie de l'homme et de l'écrivain. Elle nous conduirait du Panama au Mexique à nouveau, d'Albuquerque - où Le Clézio vit et enseigne à partir de 1977 - au sud marocain d'où est originaire Jemia, sa seconde épouse (1975), puis dans l'océan Indien, à l'île Rodrigues et à Maurice. Sans oublier Paris - et Gallimard, son éditeur - et Nice.

A chacun de ces lieux correspondent des livres, nés des mythes, de l'histoire ou de la réalité présente des contrées plus habitées que traversées. "Voyager est chez lui une seconde nature. Il ne s'aperçoit pas qu'il voyage. Il n'y a ni usure ni exotisme", déclarait en 1998, dans Le Magazine littéraire, Jean Grosjean, ami de Le Clézio avec qui il créa, en 1990 chez Gallimard, la collection "L'Aube des peuples".

Le Clézio n'est pas plus un écrivain de la nature que des villes. S'il peut affirmer qu'il lui est "impossible d'écrire un roman sans penser à l'air, au vent, au feu, à la terre, à l'eau" et que ces éléments ont pour lui "autant d'importance que la société humaine", la ville joue dans son oeuvre un rôle tout aussi central. En témoigne cette magnifique Ritournelle de la faim. Il y montre le Paris des années d'avant-guerre avec une précision qui n'est pas sans rappeler Patrick Modiano. "Quand je regarde les villes, déclarait-il déjà au Monde en 1973, elles me donnent le sentiment d'une beauté possible..." En 1980, dans Trois villes saintes, il oppose l'authenticité des humbles villages mexicains, qu'il qualifie de vraies villes, aux mégapoles occidentales.

Mais parler de l'écrivain, c'est parler aussi de l'homme engagé, de celui qui élève la voix, publiquement, dans la presse - comme il le fit souvent dans les colonnes de ce journal, en faveur des baleines ou contre les essais nucléaires français dans le Pacifique, ou pour la "littérature-monde" - il signa à ce propos un manifeste dans "Le Monde des livres" du 16 mars 2007. Il se fait aussi le défenseur des tribus et des civilisations menacées.

Dès ses débuts, dans Le Déluge (1966), Terra Amata (1967), La Guerre (1970) ou Les Géants (1973), Le Clézio peint une sorte d'épopée du monde moderne où la terreur et la fascination se mêlent. Le roman se fera ensuite plus explicite, tout en conservant et en développant son lyrisme, pour porter les idées et exalter un combat, comme dans Etoile errante en 1992, où deux jeunes filles, Esther et Nejma, l'une juive l'autre palestinienne, se rencontrent sur une route près de Jérusalem et croisent leur destinée. Ou encore dans Poisson d'or, cinq ans plus tard, qui décrit le douloureux parcours initiatique de Laïla, petite fille volée au Sahara occidental et qui part à la recherche de ses parents.

Mais l'ailleurs, pour Le Clézio, ne met pas sur le chemin d'une perte de soi. En 2003, dans Révolutions, roman où l'autobiographie est présente, il livrait son profond désir : "Etre à la fois ici et ailleurs, appartenir à plusieurs histoires." Non pour les charmes de l'exotisme et du pittoresque, mais pour se retrouver, se comprendre vraiment. C'est sans doute cette hauteur et cette largeur de vue que le Nobel vient d'honorer.

Patrick Kéchichian

Le Clézio, Nobel de "la rupture"
LE MONDE | 10.10.08
http://www.lemonde.fr/livres/article/2008/10/10/le-clezio-nobel-de-...




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Commentaire de Bea Anoux le 21 octobre 2008 à 12:49
Le Clézio critique de l’Occident matérialiste

Je ne suis pas quelqu’un d’apaisé. Comme disait le biologiste Jean Rostand, « la vérité a nécessairement un goût de vengeance. » Enfant, j’ai vécu les dernières répliques du séisme qu’avait été la Seconde guerre mondiale. Je me souviens de propos racistes ou antisémites, entendus dans ma famille proche et éloignée: la guerre avait eu lieu, et ils n’avaient rien appris. Quand on est enfant, on ne comprend pas ce que cela signifie, mais instinctivement, on est choqué.
(...)Malheureusement, les hommes ne pensent pas comme des montagnes. C’est trop facile de dire à d’autres pays qui se débattent dans une situation de totale pauvreté: « Gardez vos loups, vos ours, nous irons prendre des photos chez vous... » (L’Express)





Un Nobel anti-parisien - Le Clézio, l’ami public
« Le Nouvel Observateur » du 16 octobre 2008.

Le lendemain de l’attribution du Nobel de littérature, Houellebecq et Lévy étaient les invités de France-Inter. Interrogés sur Le Clézio, le premier a bredouillé qu’il ne l’avait jamais lu et le second s’est tu. Leur silence était éloquent. Il exprimait tout ce qui sépare les « ennemis publics », qui sont des stratèges de la communication et ont un fiévreux souci de leur image, de l’auteur de « Désert », qui se cache pour écrire et ne s’est jamais préféré. C’est un candide, et ils sont si rusés.


Mais le fossé est plus profond. Houellebecq et Lévy adorent leur époque, à laquelle ils collent parfaitement et dont leurs livres, pourtant différents, sont les miroirs grossissants ; Le Clézio la déteste, la fuit, la combat, c’est, ont dit les Nobel, « un écrivain de la rupture ». Il préfère les maisons en pisé du Michoacan aux gratte-ciel de New York et les mirages des mondes disparus aux chimères de la mondialisation. Pour avoir osé, il y a vingt ans, célébrer, avec « le Rêve mexicain », le génie de la civilisation aztèque, avant que les troupes espagnoles n’en eussent éradiqué les oeuvres et les mythes, Le Clézio fut traité de « barbare païen » et d’apologiste du « fascisme aztèque » par Guy Scarpetta dans « Globe » ; et pour avoir donné une nouvelle à la « Revue d’études palestiniennes », « le bon sauvage » fut, dans le même « Globe », accusé par Bernard-Henri Lévy d’être « un anti-sioniste déchaîné ».



Propos reccueillis dans le blog LANGUES FLE CAMPUS
http://flecampus.over-blog.com/article-23603115.html
Commentaire de Zoé Brustel le 17 octobre 2008 à 12:53
Sa vie, son oeuvre
A Voix Nue

En 1988, J-M G Le Clézio accordait un long entretien à Jean-Louis Ezine.


Archive:
http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/AVOIXNUE/AVOIXNUE20081013.ram


Journaux / Revues / Webmagazines
Radio / Télévision
Audioblogs / Podcast / Vidéoblogs


CULTURE / CIVILISATION
Commentaire de Campus FLE le 15 octobre 2008 à 18:51

L'émission d'Apostrophes de 1988 avec C.Lévi-Strauss et J.M.G. Le Clézio
est particulièrement révélatrice, lorsqu'ils évoquent la nature et l'homme
sauvage. La vidéo précédente est un extrait du cette émission.
Commentaire de Bea Anoux le 14 octobre 2008 à 14:48
Merci Christine,
pour la vidéo Le Clézio vu par Bernard Pivot;
Voici un article sur les Ressources audiovisuelles sur le prix Nobel de littérature J.M.G. Le Clézio qui pourrait t'intéresser pour le dossier.

LIEN: http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=45735




"Les cultures sont toutes métisses, mélangées, y compris l’occidentale, faite de nombreux éléments venant d’Afrique, d’Asie. On ne peut pas faire barrage au métissage. Et la modernité est aussi bien japonaise, coréenne, chinoise qu’européenne ou américaine".
(Interview de Le Clézio par F. Dufay, L’Express, 2008)

Le romancier français Jean-Marie Gustave Le Clézio vient d’obtenir prix Nobel de littérature 2008 pour l’ensemble de son œuvre. L’académie suédoise a défini Le Clézio comme "écrivain de la rupture, de l’aventure poétique et de l’extase sensuelle, l’explorateur d’une humanité au-delà et en dessous de la civilisation régnante". Comme l’expliquent D. Viart et B. Vercier dans leur Littérature française au présent (Bordas, 2008), rien ne résume mieux « sa conception de l’écriture et de l’existence » que cette phrase de Révolutions (2003) : Etre à la fois ici et ailleurs, appartenir à plusieurs histoires. L’écrivain lui-même avait écrit dans une notice biographique (BibliObs.com) : Des livres, comme des rêves, des livres qu’on n’écrira jamais parce que la vie est trop brève, parce qu’il y a le soleil impérieux, les cris des enfants dans les rues, la vibration du désir, la fièvre des révoltes brisées. Robinson, Utopie, Le Léopard des neiges. Livres qu’on garde en soi, comme des fantômes, livres qui reviennent.
Dans l’actualité, de nombreuses ressources textuelles, audio et vidéo sont disponibles sur internet. Ainsi, le site J.M.G. Le Clezio : Audio et Video de l’université de León nous présente une sélection de ressources audiovisuelles remarquables ainsi qu’un recueil des livres et des textes en ligne sur le prix Nobel 2008, comme le Colloque international sur Le Clézio à l’université de Valencia, des thèses ou des études (Désert, Le Chercheur d’or) disponibles sur le site Google Books.

La blogosphère s’est fait l’écho des multiples références audiovisuelles sur Le Clézio. Ainsi le blog Langues FleCampus rassemble des documents écrits, audio et vidéo autour de l’homme et l’œuvre. Et d’autres blogs et podcast comme Podemus, un audioblog de Canal Blog ou un podcast de Podomatic présentent différents documents sonores et textuels sur cet auteur. En même temps, la presse écrite online élabore des dossiers avec des interviews, des émissions de radio et télévision, comme le dossier spécial Le Clézio de BibliObs. De son côté, France Culture vient de mettre en ligne le Dossier Le Clezio - Nobel de littérature avec des émissions historiques et actuelles.




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Le Clézio vu par Bernard Pivot

Vu dans « Le Figaro » du 12/10/8 (et la lettre EVENE)

http://www.evene. fr/celebre/ biographie/ jmg-le-clezio- 763.php?video

Christine
Commentaire de Zoé Brustel le 10 octobre 2008 à 14:47


Voir Ressources audiovisuelles Le Clézio


Le Nobel de littérature 2008 était l'invité d'Ali Baddou le 8 octobre dernier, la veille de sa consécration. A réécouter, après les 40 premières minutes de l'émission.

Les Sentiers de la création
par Laurence Courtois.

Réécoutez sur la web radio les 3 cours de littérature que l’Université Pop’ du Lieu Unique a consacré à JMG Le Clezio, Prix Nobel de Littérature 2008 !
Par Annie Rouxel, Bruno Blanckeman et Clémence Boulouque.

J-M G Le Clézio sur France Culture
Les Matins
par Ali Baddou. réalisation : Dany Journo.

Après la britannique Doris Lessing en 2007, c'est donc Jean-Marie Gustave Le Clézio qui vient de se voir décerner le prix Nobel de littérature, 8 ans après un autre Français, Gao Xingjian.
La veille de cette annonce, le 8 octobre, l'écrivain était l'invité des Matins.
Un jour avec J-M-G Le Clezio
Carnet Nomade
par Colette Fellous. réalisation : Vincent Decque.

En novembre 2006, Colette Fellous avait reçu Jean-Marie Le Clézio dans son émission.
Nous vous proposons de la redécouvrir...

in Dossier France Culture: Le Clezio - Nobel de Littérature

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