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"Nathanaël, jette mon livre ; ne t'y satisfais point. Ne crois pas que ta vérité puisse être trouvée par quelque autre ; plus que de tout, aie honte de cela. Si je cherchais tes aliments, tu n'aurais pas de faim pour les manger ; si je te préparais ton lit, tu n'aurais pas sommeil pour y dormir.
Jette mon livre ; dis toi bien que ce n'est là qu'une des mille postures possible en face de la vie. Cherche la tienne. Ce qu'on autre aurait aussi bien fait que toi, ne le fais pas. Ce qu'un autre aurait aussi bien dit que toi, ne le dis pas, - aussi bien écrit que toi, ne l'écris pas. Ne t'attache en toi qu'à ce que tu sens qui n'est nulle part ailleurs qu'en toi-même, et crée de toi, impatiemment ou patiemment, ah ! Le plus irremplaçable des êtres."

André Gide, Les nourritures terrestres - Livre complet (Internet archive)

Les Nourritures Terrestres - Entretiens avec Jean Amrouche

http://www.wat.tv/audio/nourritures-terrestres-jhwh_2jatd_.html

ANDRÉ GIDE - LITTÉRATURE AUDIO VIDÉO
http://flenet.unileon.es/docauteurs.html#Gide

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Commentaire de Zoé Brustel le 20 décembre 2013 à 18:56

Avec André Gide - VIDEO Youtube
http://www.youtube.com/watch?v=XgCtjDqKJ1U
Documentaire sur André Gide réalisé par Marc Allégret.

 

André Gide – Conférences de Pierre Masson et Peter Schnyder
http://www.ipw.lu/andre-gide-et-les-siens-vernissage/#.UrSDgVLNXSc

 

Intervention de Pierre Masson à l'Institut Pierre Werner - VIDÉO
http://www.youtube.com/watch?v=uDrsg1lc_eM#t=384

Pierre Masson, professeur émérite, directeur du Bulletin des Amis d’André Gide fut professeur de littérature française à l’Université de Nantes. Il dirige le Centre
d’études gidiennes de l’Université de cette même ville. Il a écrit notamment Gide, voyage et écriture (Presses Universitaires de Lyon, 1983) et Lire : Les
Faux-Monnayeurs (PUL, 1991). Il a édité plusieurs œuvres de Gide, chez Gallimard, dans la collection Pléiade : Essais critiques (1999), Souvenirs et Voyages,
avec Daniel Durosay et Martine Sagaert (2001). Il a également édité les Correspondances de Gide avec Robert Levesque, Christian Beck, Malaquais,Aline
Mayrisch (avec Cornel Meder), Marc Allégret et Maurice Denis.

 

Intervention de Frank Wilhelm à l'Institut Pierre Werner  - VIDÉO
http://www.youtube.com/watch?v=mBR0-w5BMe0

Frank Wilhelm, né à Echternach en 1947, est docteur “ès francophonie” de l’Université de Paris IV et professeur émérite de literature française (XVIIIe siècle,
romantisme, comparatisme, francophonie et iconographie du Grand-Duché de Luxembourg) à la Faculté des lettres de l’Université du Luxembourg.
Il est responsable du Centre d’études et de recherches françaises et francophones en literature et linguistique, collaborateur scientifique externe du Centre national de
literature et vice-président des Amis de la maison de Victor Hugo à Vianden. Nombreuses publications e.a. sur Victor Hugo.

 

Commentaire de Crale le 14 septembre 2013 à 19:40

Écoutez un extrait -  Le livre qui parle

Extrait Audio  -  quobuz

André Gide, Les nourritures terrestres  -  Livres pour tous

http://www.ebooksgratuits.com/pdf/gide_nourritures_terrestres.pdf

EXTRAITS -  A.Gide, Les nourritures terrestres

4ème de couverture : Nathanael, je t’enseignerai la ferveur. Une existence pathétique, Nathanael, plutôt que la tranquillité.

Je ne souhaite pas d’autre repos que celui du sommeil de la mort. J’ai peur que tout désir, toute énergie que je n’aurais pas satisfaits durant ma vie, pour leur survie ne me tourmentent. J’espère, après avoir exprimé sur cette terre tout ce qui attendait en moi, satisfait, mourir complètement désespéré.

« Que mon livre t’enseigne à t’intéresser plus à toi qu’à lui-même, puis à tout le reste plus qu’à toi. » (A. Gide)

p21 Que l’importance soit dans le regard, non dans la chose regardée.

P21 Agir sans juger si l’action est bonne ou mauvaise. Aimer sans s’inquiéter si c’est le bien ou le mal. Nathanael, je t’enseignerai la ferveur.

P23 Nos actes s’attachent à nous comme sa lueur au phosphore. Ils nous consument, il est vrai, mais ils nous font notre splendeur.

P26 Combien durerez-vous, attentes ? et finies, nous restera-t-il de quoi vivre ?

P30 Que ta vision soit à chaque instant nouvelle. Le sage est celui qui s’étonne de tout…. Le plus petit instant de vie est plus fort que la mort, et la nie. La mort n’est que la permission d’autres vies, pour que tout soit sans cesse renouvelé ; afin qu’aucune forme de vie ne détienne cela plus de temps qu’il ne lui en faut pour se dire.

P32 Il ne me suffit pas de lire que les sables des plages sont doux ; je veux que mes pieds nus le sentent… Toute connaissance que n’a pas précédée une sensation m’est inutile.

P38 Nathanael, que toute émotion sache te devenir une ivresse. Si ce que tu manges ne te grise pas, c’est que tu n’avais pas assez faim. Chaque action parfaite
s’accompagne de volupté. A cela tu connais que tu devais la faire. Je n’aime point ceux qui se font un mérite d’avoir péniblement œuvré.

P39 Le rêve de demain est une joie, mais la joie de demain en est une autre, et rien heureusement ne ressemble au rêve qu’on s’en était fait.

P40 Ou tu ne peux pas dire : tant mieux, dis : tant pis. Il y a là de grandes promesses de bonheur.

P44 Nathanael, ne demeure pas auprès de ce qui te ressemble ; ne demeure jamais. Dès qu’un environ a pris ta ressemblance, ou que tu t’es fait semblable à l’environ, il n’est plus pour toi profitable. Il te faut le quitter. Rien n’est plus dangereux pour toi que ta famille, que ta chambre, que ton passé. Ne prends de chaque chose que l’éducation qu’elle t’apporte ; et que la volupté qui en ruisselle la tarisse.

P45 Je ne chercherais plus rien à faire, s’il m’était dit, s’il m’était prouvé, que j’ai tout le temps pour le faire.


P46 Et par moments il me semblait que les autres, autour de moi, ne s’agitaient que pour augmenter en moi le sentiment de ma vie personnelle.

P52 Si tu savais, éternelle idée de l’apparence, ce que la proche attente de la mort donne de valeur à l’instant.

P58 Il y a de très petites villes qui ont des jardins charmants ; on oublie la ville, on oublie son nom ; on souhaite revoir le jardin, mais on ne sait plus y revenir.

P66 De là me vint d’ailleurs un peu de cette aversion pour n’importe quelle possession sur la terre, la peur de n’aussitôt plus posséder que cela.

P67 je haïssais les foyers, les familles, tout lieux ou l’homme pense trouver un repos, et les affections continues, et les fidélités amoureuses, et les attachements aux idées, tout ce qui compromet la justice…


P69 Familles, je vous hais ! foyers clos ; portes refermées, possessions jalouses du bonheur.

P73 A 50 ans, l’heure étant venue, je vendis tout, et comme mon goût sur et ma connaissance de chaque objet ne m’avaient fait possesseur de rien dont la valeur n’eut augmenté, je réalisai en deux jours une fortune considérable. Je plaçais cette fortune tout entière de façon que j’en pusse perpétuellement disposer. Je vendis absolument tout, ne voulant rien garder de personnel sur cette terre ; pas le moindre souvenir d’antan. « Je disais à Myrtil, qui m’accompagnait dans les champs :
»combien de ce matin charmant, de cette brume et de cette lumière, de cette fraîcheur aérée, de cette pulsation de ton être, la sensation te donnerait plus de délices encore, si tu savais t’y donner tout entier. Tu crois y être, mais la meilleure partie de ton être est cloîtrée, ta femme et tes enfants, tes livres et ton étude la détiennent et te la dérobent à Dieu. Crois-tu pouvoir, en cet instant précis, goûter la sensation puissante complète, immédiate de la vie, sans l’oubli de ce qui n’est pas elle ?
L’habitude de ta pensée te gène ; tu vis dans le passé, dans le futur et tu ne perçois rien spontanément. Nous ne sommes rien, Myrtil, que dans l’instantané de la vie ; tout le passé s’y meurt avant que rien d’à venir y soit né. Instants ! Tu comprendras, Myrtil, de quelle force est leur présence !

P89 Ronde de tous mes désirs

Et l’humanité tout entière m’a paru comme un malade

Qui se retourne dans son lit pour dormir, qui cherche

Le repos et ne trouve même pas le sommeil

Nos désirs ont déjà traversé bien des mondes

Ils ne se sont jamais rassasiés.

Et la nature entière te tourmente,

Entre soif de repos et soif de volupté.

P97 Qu’aimes-tu tant dans les départs, Ménalque ? Il répondit : »l’avant-goût de la mort ». Non certes ce n’est pas tant voir autre chose que me séparer de tout ce qui ne m’est pas indispensable.

P116 Les plus grandes joies de mes sens, ç’ont été des soifs étanchées

P121 Nathanael, il y a d’admirables préparatifs au sommeil, il y a d’admirables réveils ; mais il n’y a pas d’admirables sommeils, et je n’aime le rêve que tant que je le crois réalité. Car le plus beau sommeil ne vaut pas le moment ou l’on se réveille.

P153 Ah, jeunesse, l’homme ne la possède qu’un temps et le reste du temps la rappelle.

URL: http://bonnespioches.unblog.fr/2011/05/27/les-nourritures-terrestre...

Par Adèle Van Reeth Réalisation: Mydia Portis-Guérin Lectures: Georges Claisse   Avec : Pierre Masson : Professeur émérite de l'Université de Nantes
Commentaire de Crale le 14 septembre 2013 à 18:53
Commentaire de Bea Anoux le 14 septembre 2013 à 18:36

                  ECOUTEZ les podcasts -  Emissions A.Gide:
  Thésée d'André Gide : le combat contre le minotaure réinventé 06/04/2012

fr_FR Les écrivains, romanciers, essayistes, se sont largement penchés sur la scène du combat entre Thésée et le minotaure, notamment André Gide dans son essai Thésée(1946). Les élèves de l'école d'art proposent une lecture de ce texte. Cette émission fait partie de la série des mythes grecs, avec Prométhée et Narcisse, proposée par Canal Académie.

 André Gide ou l'art de la rupture - 19.07.2011 19/07/2011
fr_CH « Familles, je vous hais ». Ses mots sont restés célèbres et montrent combien André Gide, imprégné dès son enfance de culture classique et de rigorisme protestant, eut très tôt à c?ur de se détacher de ce cercle.

 Liberté chérie ? 2/4 : André Gide, une liberté absolue ? 25/09/2012
fr_FR durée : 00:59:09 - LES NOUVEAUX CHEMINS DE LA CONNAISSANCE - Par Adèle Van Reeth Réalisation: Mydia Portis-Guérin Lectures: Georges Claisse   Avec : Pierre Masson : Professeur émérite de l'Université de Nantes

Ecouter Télécharger Envoyer à un ami | France Culture - Les nv...

 André Gide (1869-1951) Deuxième Partie 20/07/2010

fr_FR France Culture - LE MARDI DES AUTEURS.  Qu'est devenu le " contemporain capital " ? Le cite-t-on encore ? S'en réclame-t-on toujours ? Continue-t-on de le lire ? Gide n'a plus très bonne presse, voire plus de presse du tout. Ses combats semblent dépassés : ni le catholicisme, ni le colonialisme, ni le communisme ne font plus partie des enjeux les plus débattus en France. Quant l'homosexualité, si elle est en général mieux acceptée par la société, ce n'est pas celle dont parlait Gide, qui prônait l'amour entre un homme et un adolescent, et non pas le couple entre deux personnes de même sexe. Tout cela fait qu'on ne se donne plus la peine de le lire. On croit savoir. On vit sur de vieilles impressions. Et puis on a oublié ce qu'il y avait entre les lignes, pour ne garder que l'idée générale, souvent caricaturée. Pour ses deux derniers numéros de la saison, le Mardi des auteurs reprend les fondamentaux gidiens. Famille, enfance et amours dans une première émission consacrée à l'intime. Combats politiques, vie littéraire et analyse de l'oeuvre dans un second volet. 

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