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"L'Ecume des Jours" adapté, mis en scène et inerprété par Carole Ventura
Le spectacle est une production ARTHUR THEATRE. Extrait du roman de Boris Vian, le spectacle est un monologue tragi-comique sous un fond de musique jazz jouée au piano.
REGARDER la vidéo http://www.youtube.com/watch?v=FOyOu-oh73I
Dans la vie l'essentiel est de porter sur tout des jugements à priori. Il apparaît en effet que les masses ont tort, et les individus toujours raison. Il faut se garder d'en déduire des règles de conduite: elles ne doivent pas avoir besoin d'être formulées pour qu'on les suive. Il y a seulement deux choses: c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tirent toute leur force du fait que l’histoire est entièrement vraie, puisque je l'ai imaginée d'un bout à l'autre.»
L'écume des jours. Avant-propos - Ecoutez la version Audio
RESSOURCES AUDIOVISUELLES - BORIS VIAN
http://flenet.unileon.es/docauteurs20siecle.html#Vian
LITTÉRATURE FRANÇAISE AUDIO/VIDEO
http://www3.unileon.es/dp/dfm/flenet/docauteurs.html

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Commentaire de Crale le 18 avril 2012 à 20:42 L'écume des jours - LECTURE - Chapitre XVI by campusfle
Boris Vian, L’écume des jours - Lecture du Chapitre XVI par Elodie Huber et Charles Zévaco.
Emission France Culture: L’amour est un roman, d’après une « Une histoire des romans d’amour »
de Pierre Lepape 2/2
Colin courait dans la rue.
« Ce sera une très belle noce… C’est demain, demain matin. Tous mes amis seront là… »
La rue menait à Chloé.
« Chloé, vos lèvres sont douces. Vous avez un teint de fruit. Vos yeux voient comme il faut voir et votre corps me fait chaud… »
Des billes de verre roulaient dans la rue et des enfants venaient derrière.
« Il me faudra des mois, des mois pour que je me rassasie des baisers à vous donner. Il faudra des ans de mois pour épuiser les baisers que je veux poser sur vous, sur vos mains, sur vos cheveux, sur vos yeux, sur votre cou… »
Il y eut trois petites filles ; elles chantaient une ronde toute ronde et la dansaient en triangle.
« Chloé, je voudrais sentir vos seins sur ma poitrine, mes deux mains croisées sur vous, vos bras autour de mon cou, votre tête parfumée dans le creux de mon épaule, et votre peau palpitante, et l’odeur qui vient de vous… »
Le ciel était clair et bleu, le froid vif encore, mais moins. Les arbres, tout noirs, montraient, au bout de leur bois terni, des bourgeons verts et gonflés.
« Quand vous êtes loin de moi, je vous vois dans cette robe, avec des boutons d’argent, mais quand la portiez-vous donc ? Non, pas la première fois ? C’était le jour du rendez-vous, sous votre manteau lourd et doux, vous l’aviez contre votre corps. »
Il poussa la porte de la boutique et entra.
« Je voudrais des masses de fleurs pour Chloé, dit-il.
– Quand doit-on les lui porter ? » demanda la fleuriste.
Elle était jeune et frêle, et ses mains rouges. Elle aimait beaucoup les fleurs.
« Portez-les demain matin, et puis portez-en chez moi. Qu’il y en ait plein notre chambre, des lis, des glaïeuls blancs, des roses, et des tas d’autres fleurs blanches, et mettez aussi, surtout, un gros bouquet de roses rouges… »
in L’Écume des jours- Chapitre XVI - Wikilivres
Commentaire de Sylvie le 18 avril 2012 à 13:04 Boris Vian - L'arrache-coeur - Lecture - Video
http://www.youtube.com/watch?v=c1VaEz9LZlg
Reportage web télévisé de la web tv http://www.tv-chartres.fr - Réalisation journaliste Eric Minsky-Kravetz.
Les séances de lecture de la librairie L'Esperluète. L'arrache-coeur de Boris Vian en lecture à la librairie L'Esperluète à Chartres par la Compagnie Jacques Kraemer (extraits de la séance de lecture et interview de Jacques Kraemer et d'Olivier L'Hostis). Reportage web télévisé exclusif de 30 minutes (diffusé en 3 parties) du jeudi 8 octobre 2009 à Chartres.
Boris Vian lu par la Compagnie Jacques Kraemer
Commentaire de Adel le 5 janvier 2012 à 19:04 La BNF met en ligne une exposition sur Boris Vian avec un accompagnement pédagogique
http://expositions.bnf.fr/vian/
Télécharger les fichiers PDF :
la fiche pédagogique
L'inclassable Boris Vian
le parcours dans l'exposition
format A4
le parcours dans l'exposition
format livret recto-verso en A5
le mode d'emploi pour imprimer le livret recto-verso
télécharger les instructions
Commentaire de Mª José Lozano le 8 octobre 2011 à 21:27
Commentaire de Mª José Lozano le 8 octobre 2011 à 21:22
Commentaire de Sylvie le 27 septembre 2011 à 20:15 BORIS VIAN - ACTUALITÉS - BLOG
http://borisvian.over-blog.com/
La chronique "livre" RTL - Livre : spécial Boris Vian
http://www.rtl.fr/fiche/5419199/livre-special-boris-vian.html
Le 23 juin 1959 disparaissait Boris Vian, il n'avait que 39 ans. Il avait le cœur fragile, les séquelles d'une angine infectieuse mal soignée dans son enfance aggravées à l'adolescence par une fièvre typhoïde. Boris Vian sait qu'il ne fera pas de vieux os et ça explique le sentiment d'urgence, l'intensité qu'il met dans sa vie. Sa production littéraire est impressionnante: des romans, des poèmes, des nouvelles, des pièces de théâtre, des opéras. Il écrit beaucoup et vite, la boulimie de mots de celui pour qui le temps est compté...
Fichier Audio http://media.rtl.fr/online/sound/2009/0622/5419327_La-chronique-liv...
Commentaire de Monica le 25 février 2010 à 9:58
Boris Vian, L'écume des jours
en ligne sur Wikilivres
Cliquez sur le lien pour ECOUTER: Avant-propos - "L'écume des jours"
Vian_avant-proposEdJ.mp3
Dans la vie, l’essentiel est de porter sur tout des jugements a priori. Il apparâit en effet que les masses ont tort, et les individus toujoours raison. Il faut se garder d’en déduire des règles de conduite: elles ne doivent pas avoir besoin d’être formulées pour qu’n le suive. Il y a seulement deux choses: c’est l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de La nouvelle New Orleans ou de Duke Ellington. Le reste devrait desparaître, car le reste est laid, et les quelques pages de démonstration qui suivent tient toute leur force du fait que l’histoire est entièrement vraie, puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre. Sa réalisation matérielle proprement dite consiste essentiellement en une projection de la réalité, en athmosphère biaise et chauffée, sur un plan de référence irrégulièrement ondulé et présentant de la distorsion. On le voit, c’est un procédé avouable, s’il en fut.
| Boris Vian, L'écume des jours |
Ecoutez un extrait (chapitre 4) - Blog à part
http://edern.be/wordpress/lincrevable-vian/#more-1370
Vian_chapitre4EdJ.mp3
PDF - Ebooks gratuis
Commentaire de Crale le 23 février 2010 à 20:33
BORIS VIAN (1920—1959)
ŒUVRE CHANTÉE
Archive et phonothèque
http://boris-vian.net/fr/index.html
Artiste touche à tout, Boris Vian a consacré sa vie à la musique et à la littérature. Son sens de la provocation, ses convictions, son intransigeance, son humour corrosif et une Imagination poétique sans bornes en font une des figures marquantes de l'après-guerre. Scientifique de formation (ingénieur diplômé de centrale) il fut écrivain, trompettiste, chroniqueur de jazz, scénariste, auteur et compositeur, traducteur... Retracer sa carrière musicale, c'est avant tout aborder dans tous ses aspects sa passion pour le jazz : « Les trois grands moments de mon existence furent le concert d'Ellington en 1938, celui de Gillespie en 1948, et celui d'Ella un peu plus tard ».
Il naît le 10 mars 1920 à Ville d'Avray, dans une famille aisée et cultivée. La maison familiale est le théâtre dès les années 30 de nombreuses surprises-parties animées par les frères Vian. C'est l'époque des zazous. Passionné de jazz, il débute la trompette en 1937, année de son adhésion au Hot Club de France, fondé par Hugues Panassié. En 1942, il intègre l'orchestre de Claude Abadie, clarinettiste, avec ses frères Lelio et Alain (guitariste et batteur) et donne de nombreux concerts. Il joue des œuvres américaines, ce qui est interdit durant l'occupation. Admirateurs de Louis Armstrong et de Bix Beiderbecke, ils aiment les improvisations et recréent dans leurs concerts l'esprit du jazz des années 20.
En 1946, il découvre Charlie Parker et Dizzy Gillespie grâce à Charles Delaunay, créateur de l'illustre Jazz Hot. Ce dernier est bientôt exclu du Hot Club en 1947, dont les membres, derrière Hugues Panassié, défendent majoritairement un jazz traditionnel. Cet événement, qualifié plus tard de « guerre du jazz » par Franck Thénot, coïncide avec le début de la carrière journalistique de Boris Vian qui était encore plus allergique à l'esprit conservateur de Panassié qu'il n'avait été au départ conquis par le be-bop. En tant que critique, comme en tant qu'auteur et compositeur, il s'évertua à ne jamais flatter le goût du public, à défendre avec ferveur le renouveau. C'est cette infatigable soif de liberté d'esprit qui, alliée à sa grande érudition en matière de jazz, fit de lui un chroniqueur hors pair.
1947, c'est aussi l'ouverture du Tabou, qu'il anime avec ses frères. Le club devient vite le haut-lieu du jazz à Saint-Germain des Prés. Leurs soirées alimentent la presse à sensation qui les associe à l'existentialisme et les qualifie de dégénérés. Puis en 1948, il rejoint le Club Saint-Germain où il reçoit Duke Ellington, Charlie Parker, Kenny Clarke, Miles Davis… En 1949 il devient rédacteur en chef de Jazz News. Il écrit des chansons depuis 1944 mais c'est en 49 qu'il connaît son premier succès avec « C'est le be-bop » interprétée par Henri Salvador. C'est à la fois le début d'une période de création très intense dans le domaine de la chanson, et la fin de la trompette, abandonnée pour raisons de santé. À cette même époque, le polémiste Vian est condamné pour atteintes aux bonnes mœurs, à cause de son succès littéraire J'irai cracher sur vos tombes, qui était déjà interdit à la vente.
En 1954, la guerre d'Indochine lui inspire nombre de chansons engagées, en particulier le cultissime « Déserteur », qui fera partie du tour de chant qu'il présente au théâtre des Trois Baudets. Il enregistre alors son premier (et quasiment unique) album : Chansons possibles et impossibles, pressé à 1000 exemplaires et interdit sur les ondes. C'est une période d'ébullition ; chansons (il en écrira plus de 400) ; chansons engagées, chansons désespérées, berceuses, chansons à l'humour ravageur, ballets, opéras… Avec Salvador, il écrit les premiers rock'n'roll français, petits bijoux parodiques. Tous deux, fous de jazz, ne voient pas d'un bon œil les débuts du rock. Vian y voit un préjudice de plus aux musiciens noirs, notamment aux bluesmen, par le commerce du show-business américain. Il devient directeur artistique chez Philips, puis pour Fontana et Barclay. Il interprète et fait interpréter ses chansons ; Henri Salvador, Magali Noël, Mouloudji, Jacques Higelin, Serge Gainsbourg… on compte plus de 240 interprètes de Vian aujourd'hui.
Il meurt le 23 juin 1959 pendant la projection de J'irai cracher sur vos tombes, adaptation qu'il désavouait. Jazz, rock, javas, ballets, opéras (Fiesta , composé par Darius Milhaud)… il laisse une œuvre musicale au caractère poétique, et insolite parce que toujours empreinte d'une grande liberté : « La mode, c'est l'impératif catégorique des indécis ».
Commentaire de Aisha le 23 février 2010 à 12:19 

Commentaire de Sylvie le 22 février 2010 à 20:55 
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