Campus FLE Education

Langues - Communication - Ressources - Projets - Web 2.0

carobiro

Trop à lire, trop à écrire, à cause des TIC ?

http://www.brunodevauchelle.com/blog/?p=519

Une réflexion de Bruno de Vauchelle sur "l'infobésité", la multiplication des supports nous offrant la possibilité d'écrire. Deux problématiques "réconciliées" par l'idée de fragment, de fragmentation, omniprésente depuis déjà quelques temps dans nos pratiques culturelles et induite par certains médias...avec comme corolaire un risque , de simplification,de désinformation, voire de manipulation...

Bonne lecture!

Partager 

Ajouter un commentaire

Vous devez être membre du réseau « Campus FLE Education » avant de pouvoir ajouter des commentaires!

Joignez-vous à ce réseau social

carobiro Commentaire par carobiro le 5 Novembre 2009 à 22 10
En effet le passage le plus intéressant! Et en plus c'est bien écrit...:-)
Bea Anoux Commentaire par Bea Anoux le 4 Novembre 2009 à 20 09
Bonjour Carobiro

Intéressant le passage suivant de la réflexion que tu proposes:


Pour faire le lien entre ces deux problématiques, un mot, capté ce matin au hasard de lectures d’une revue informatique (SVM), m’a paru correspondre à cette évolution : « fragment ». Or ce mot est aussi déclinable en « fragmentation » mot horrible car popularisé par son association au terme de bombe. Et pourtant le mot fragment est si parlant : le travail de l’archéologue est fait de fragments. Roland Barthes ne nous avait-il pas invité dans un de ses livres célèbres à parcourir les « fragments d’un discours amoureux »….!
De fait nous passons de plus en plus de temps à lire et à écrire des fragments. Par rapport au livre se pose alors la question de savoir quand ces fragments vont constituer une unité aussi cohérente que l’on peut le penser d’un livre. Mes deux lectures littéraires de l’été auraient pourtant du m’alerter. Daniele Sallenave et Daniel Pennac, à l’instar de Philippe Delerm et de bien d’autres, écrivent bien par fragments qui rassemblés forme ces livres dont la seule forme physique laisse penser à un tout cohérent. Qu’est-ce qu’un dictionnaire ou une encyclopédie si ce n’est un assemblage de fragments ? Amusant rapprochement que ce que la technologie nous invite à développer comme pratique (et que nombre de personnes déplorent) alors qu’elles existent déjà sans ces techniques (le journal, les épisodes etc… au XXIè avaient déjà cette caractéristique).
Outre le fait que les fragments peuplent notre univers culturel depuis longtemps, ils peuplent aussi l’école et en particulier dès le collège dans lequel l’élève est confronté quotidiennement à une suite de fragments constituée d’enseignants et de contenus qui se juxtaposent (10 en général), en espérant qu’au jour sacré de l’examen terminal ils consitueront un tout cohérent… Il est donc urgent de réfléchir à cette culture du fragment, du fragmentaire de la fragmentation. Et en particulier à un point particulièrement important qui est la concurrence entre fragments. Ainsi à l’école les disciplines luttent entre elles pour devenir le principal fragment dont l’archéologue du savoir repérera ainsi l’importance plusieurs années plus tard. A l’image de la mosaïque chacun tente de s’imposer, seul l’auteur peut enfin décider ce qui va dépasser chaque fragment dans l’unité finale de l’oeuvre.

© 2009   Créé par Campus FLE

Insignes  |  Signaler un problème  |  Confidentialité  |  Conditions d'utilisation