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Audet, L. (2010) Wikis,blogues et Web 2.0 - Opportunités et impacts pour la formation à distance. Document préparé pour le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada - REFAD
http://archives.refad.ca/nouveau/Wikis_blogues_et_Web_2_0.pdf

D'autres ouvrages de Lucie Audet:

L. Audet (2009)  Paroles de chercheur
http://blogdetad.blogspot.com/2009/05/paroles-de-chercheur-lucie-au...

 L. Audet (2010)  Le Web 2.0 : des usages pour les tuteurs?
http://blogdetad.blogspot.com.es/2010/04/le-web-20-des-usages-pour-...

 L. Audet (2011) Les pratiques et défis de l’évaluation en ligne, REFAD
http://archives.refad.ca/evaluation_en_ligne.pdf

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Commentaire de Zoé Brustel le 3 juillet 2013 à 11:38

Table des matières

Introduction
Chapitre 1. Le Web 2.0
1,2 DES CARACTÉRISTIQUES
1,3 DES TECHNOLOGIES
1,4 DES OUTILS
2,1 LES WIKIS OU LA CONSTRUCTION COLLABORATIVE DE CONNAISSANCES
2,2 LES BLOGUES OU LA RÉFLEXION PERSONNELLE PARTAGÉE
2,3 LES RÉSEAUX SOCIAUX OU LA TOILE À VISAGE HUMAIN
2,4 LES MICROBLOGUES OU L’ACTUALITÉ NOMADE
2,5 LE PARTAGE DE MÉDIAS OU L’AUDIOVISUEL EN RÉSEAU
2,6 LES FLUX, AGRÉGATEURS ET SIGNETS SOCIAUX OU LA BIBLIOTHÈQUE 2.0
2,7 D’AUTRES OUTILS PARTICIPATIFS SUR LE WEB
3,1 UNE PHILOSOPHIE DE L’APPRENTISSAGE 2.0
Un paradigme d’apprentissage
Une culture de partage
3,2 DES PRATIQUES PÉDAGOGIQUES ADAPTÉES
À la conception de formations
À l’accompagnement et à l’encadrement
3,3 DES IMPACTS INSTITUTIONNELS
3,4 DES COMPÉTENCES À DÉVELOPPER
Pour adapter la pédagogie et les contenus
Pour améliorer la littéracie numérique
Pour utiliser les technologies
3,5 DES IMPACTS PARTICULIERS EN FORMATION À DISTANCE .
Conclusion
Bibliographie

Commentaire de Crale le 11 mars 2010 à 19:45

Les principaux outils du Web 2.0

2.3. Les réseaux sociaux ou la toile à visage humain (pp.38-45)

in Audet, L. (2010) Wikis, blogues et Web 2.0 - Opportunités et impacts pour la formation à distance
Document préparé pour le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD)
http://archives.refad.ca/nouveau/Wikis_blogues_et_Web_2_0.pdf

Des utilisations possibles en formation

POUR LES ÉTUDIANTS
- La socialisation
- La recherche de collaborateurs et de contacts.
- La diffusion de productions.
- La documentation des compétences et la recherche d’emplois.
- L’apprentissage d’une langue ou l’amélioration des compétences communicationnelles
- L’apprentissage de la gestion de son identité numérique.
- Le soutien aux activités parascolaires

POUR LES FORMATEURS
- L’établissement d’un lien plus affectif avec les étudiants.
- Le suivi de stages.
- L’identification des étudiants à risque.
- L’échange de ressources et de réflexions sur un domaine commun.
Par exemple, les formateurs en langues étrangères peuvent accéder au Campus FLE Education
http://flecampus.ning.com/ et soit y consulter des ressources de divers types (photos, vidéos, événements, etc.) ou devenir membres et échanger sur ses forums et blogues. Le groupe Éducation Media Internet http://educationmediainternet.ning.com/ , aussi sur Ning, offre des possibilités similaires. On peut aussi former un groupe d’échange entre professeurs d’une même école, comme l’a fait l’école américaine Adams Friendship Middle School http://www.af.k12.wi.us/pages/afmiddle.cfm


- L’information sur les cours.
- L’accès à des collaborateurs distants ou mobiles.
- L’élargissement du groupe-cours

Des avantages et opportunités
L’attrait des réseaux sociaux tient particulièrement au caractère personnel mais informel et ludique de la socialisation qu’ils permettent. « Tout enseignant sait pertinemment que le plus grand plaisir, chez les jeunes, est de se socialiser » 84’, cette socialisation pouvant avoir un effet positif sur la motivation, la persévérance85 et, comme on l’a indiqué plus avant, sur la perception que les étudiants ont des enseignants qui y participent et sur la qualité de leurs rapports avec eux.
Leur intérêt tient aussi à leur énorme portée. On estime en effet que 90% des étudiants universitaires
américains ont un profil Facebook et que 83% des moins de 35 ans inscrits s’y branchent au moins une fois par jour. Les réseaux sociaux sont donc, pour eux, un outil de communication central. D’ailleurs, même si l’enseignant ou l’institution ne les utilisent pas, les étudiants créent souvent spontanément des groupes Facebook ou MySpace relatifs à leurs cours. On peut même craindre, comme le dit George Siemens (dans Dudart, 2009) que pour ces utilisateurs: « un éducateur qui ne participe pas aux discussions dans les réseaux sociaux en ligne n’existe pratiquement pas ».

Des risques et défis
Leurs risques ont été très publicisés. Certains parlent même de diabolisation86. En termes de sécurité, on évoque des possibilités de harcèlement ou de cyberintimidation, de fausses identités, de prédation sexuelle, de commercialisation de renseignements personnels, de publicités douteuses, de possibilités de réutilisation du matériel (photos, etc.) téléversé87, etc. C’est sans doute ce qui fait que les administrations scolaires y sont très réticentes88 et que de nombreuses écoles en bloquent l’accès. D’autres analystes rétorquent pourtant, comme Michelle Blanc89, que: «Facebook n'est pas plus dangereux qu'un bottin téléphonique… C'est vous qui vous mettez en scène et vous devez veiller à choisir de quelle façon»90.
Cette « mise en scène » impose aux enseignants des contraintes déontologiques. En Écosse, le code
de conduite des enseignants91 suggère par exemple d’agir dans ces espaces numériques de façon
semblable à ce qui serait acceptable dans l’espace physique de l’école et de créer un profil professionnel différent de son profil personnel. Le besoin de former les étudiants à leur utilisation semble aussi très clair. Il faut notamment leur apprendre à bien choisir leurs « amis ». Une enquête92 a notamment montré que 41% des personnes contactées ont accepté de devenir l’ami d’un étranger, dans ce cas un personnage fictif, et donc de lui donner accès à des renseignements personnels.
Plus fondamentalement, on peut se demander si ce type de socialisation a un rôle éducatif à jouer. Une experte de la culture des jeunes comme Danah Boyd pense que : « In their current incarnation, social network sites (SNSs) like Facebook and MySpace should not be integrated directly into the
classroom...[…]. Those tools are primarily about socializing, with media and information sharing there to prop up the socialization process (much status is gained from knowing about the cool new thing). I haven’t even heard of a good reason why social network site features should be used in the classroom. »
En formation à distance, l’importance pour l’apprentissage des apports socioaffectifs et de la socialisation, même très informelle, est généralement admise. Les organisations cherchent même activement des moyens pour offrir à distance la même richesse de possibilités d’interactions sociales qu’en présence.
Pour la FAD, les réseaux sociaux semblent donc offrir une opportunité à examiner attentivement, si ce n’est à saisir. Ces réseaux pourraient en effet, comme le disent Batier et Lebrun (2009), servir en quelque sorte de « cour de récréation » virtuelle à l’institution et aider à construire le réseau de soutien social dont ont besoin à tout le moins une partie de ses apprenants.

Commentaire de Crale le 11 mars 2010 à 19:22

SYNTHÈSE: Les principaux outils du Web 2.0

2.2. Les blogues ou la réflexion personnelle partagée

in Audet, L. (2010) Wikis,blogues et Web 2.0 - Opportunités et impacts pour la formation à distance
Document préparé pour le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD)
http://archives.refad.ca/nouveau/Wikis_blogues_et_Web_2_0.pdf

Des utilisations possibles en formation

POUR LES ÉTUDIANTS
- La réflexion et la métacognition.
- Le portfolio et la diffusion des travaux.
- La pratique de la langue et de l’écriture.
Comme le wiki, le blogue repose le plus souvent sur l’écrit. Il offre généralement des textes relativement formalisés, qui constituent une occasion de structuration de la pensée et de l’apprentissage de l’écrit. En consignant leurs progrès dans un blogue, les étudiants écrivent beaucoup plus, et cela en situation authentique. Ils lisent aussi davantage, en parcourant les billets de leurs collègues. La visibilité que donne le Web à ces écrits permet aux étudiants de prendre conscience des étapes de révision nécessaires à un texte. Le Campus FLE Leon utilise le blogue audio de groupe, par exemple dans cet Audio Carnet http://campus6.podomatic.com/, pour favoriser l’apprentissage du français (Tomé, 2007). Au C@HM, des fichiers audio et vidéo intégrés aux blogues sont aussi utilisés dans le cadre de l’apprentissage de l’anglais. (p.30)

- L’apprentissage de l’argumentation et de l’esprit critique.
- L’ouverture à d’autres cultures.
- La socialisation ou le développement d’un sens de l’appartenance.
Le blogue peut servir à se présenter dans un cours, comme Tomé (2007) le fait faire à ses étudiants hispanophones, ou à développer l’appartenance à une communauté d’étudiants, comme le font par exemple les blogues Regroupement des associations étudiantes francophones et bilingues de l’Ontario ou LaRotonde.ca, le journal indépendant de l’Université d’Ottawa.

- Le carnet de stage ou de bord.
- L’entraide.
- L’étude de cas.
- L’apprentissage des technologies et de la culture du numérique

POUR LES FORMATEURS
- L’animation d’un cours ou d’un programme.
- L’évaluation des étudiants.
- La pratique réflexive.
- Le partage de ressources ou la veille pédagogique.
- L’humanisation.
- La diffusion de ses travaux et expériences.
- La maîtrise de la langue.
- La maîtrise de l’outil.

Des avantages et opportunités
Dans le cas des blogues, soulignons :
L’extrême simplicité. Tous les médias sociaux sont relativement faciles d’utilisation, mais le blogue est probablement la façon la plus simple de mettre en ligne des contenus : « Montre en main, il ne faut pas plus de cinq minutes pour créer un blogue » (Vandal, 2006) et ces contenus sont polymorphes.
Toutefois, le soutien demeure essentiel. Halavais (2006) commente : « Every blogging class has a
small contingent of students who have a great deal of difficulty understanding how to blog […]. There
are several strategies that can be used to mitigate this. First, choose a single platform, and one that
already has helpful resources and tutorials you can provide to students….. Second, seek out your most experienced bloggers in the class who are willing to help the neophytes ».
La personnalisation. Non seulement le contenu est personnel mais il s’inscrit aussi dans un cadre de
grande liberté, ce qui est à la fois valorisant et motivant pour l’élève. L’étudiant peut aussi y progresser à son rythme. Selon Kerawalla et al de l’Open University (2007), citant Instone (2005), les blogues s’inscrivent d’ailleurs dans les pratiques pédagogiques centrées sur l’étudiant. Ils lui donnent aussi une égalité : « On fait affaire avec des gens qui n’apprennent pas tous en même temps, les mêmes choses, au même rythme […]. Dans une situation de groupe […] on dirait que ce sont toujours les mêmes personnes qui ont le droit de questionner, de poser des questions, de faire des commentaires. Sur un blogue, si la personne est un peu plus gênée, elle va retrouver une égalité » (Mario Asselin, dans Batier 2009).
L’amélioration des capacités de réflexion. Comme on l’a vu, les blogues sont couramment utilisés pour encourager la réflexion. Xie et autres (2008) concluent de leur étude auprès de 44 étudiants du
postsecondaire, qu’après une période de contribution hebdomadaire à leur blogue d’un seul semestre, « the students’ reflective thinking levels had increased significantly »71.
La visibilité. Comme le dit Mario Asselin dans « Bloguer pour apprendre » (2009) : « Faire son travail
pour son professeur n’est pas vilain, mais savoir que ce même travail peut être lu par sa famille, ses
voisins et la planète entière ne donne absolument pas la même perspective à ce qu’on apprend de son
travail… ». Les commentaires reçus et leur caractère souvent inattendu sont aussi intéressants : « les
exemples d’étudiants recevant des commentaires de personnalités (auteurs, chercheurs, visiteurs
d’autres pays) ne se comptent plus. » (Bachand, 2009). Cet avantage n’est toutefois pas toujours
souhaitable ou présent en milieu scolaire où l’accès aux blogues est souvent restreint. Cette visibilité
n’est pas non plus entièrement automatique. Pour l’obtenir, il faut en général multiplier les hyperliens et les rétroliens et publiciser son blogue, notamment en contribuant à d’autres carnets.
L’apprentissage de l’écriture et de la communication. Favorisant une communication plus
substantielle que d’autres outils sociaux, le blogue est un outil privilégié d’apprentissage des langues et des médias de communication. Il constituerait même un nouveau genre d’écriture : « Le blogue constitue un genre intermédiaire, ayant hérité à la fois des journaux intimes, des cahiers de notes professionnels et des éditoriaux et courriers des lecteurs de la presse écrite. En tant que genre
numérique, les blogues empruntent à la fois aux pages web standard telles que les pages personnelles et aux outils de communication asynchrones, tels que les forums et listes de discussion. Un genre hybride et flexible donc, qui autorise de multiples formes d'expression et qui peut avoir un réel impact sur la communication numérique. » (citation de Herring et autres, 2004 traduite dans Milette, 2007).
La mise en réseau de contenus ou le phénomène de la blogosphère. Les diverses possibilités
d’abonnement et d’interconnexion (commentaires, hyperliens, permaliens et rétroliens) sont des
caractéristiques fondamentales des blogues. Ils permettent de constituer des réseaux de réflexion, de
construction de sens (Kerawalla et al, 2007) ou d’intérêt et de leur donner une grande portée, alors que d’autres outils sociaux sont davantage axés sur les réseaux de personnes ou de ressources.
La pérennité. Si tous les médias sociaux permettent de conserver des contenus, sur le blogue ils sont
organisés chronologiquement et par thème. Ils permettent donc de voir l’évolution. Sur un blogue : « On laisse des traces. Quand on enseigne ce n’est pas toujours facile de laisser des traces. Le fait de le
faire sur un blogue, les personnes peuvent y revenir… » Les billets, même anciens, continuent d’ailleurs à susciter l’intérêt. Aux grands communicateurs (2009), la blogueuse Michelle Blanc indiquait que 80% de ses visiteurs consultent des contributions passées. « L’un des principaux avantages de l’utilisation des blogues, c’est cette trace qu’ils permettent de laisser quant à notre parcours, à l’évolution de nos réflexions et quant à l’influence des commentaires des autres » (Bachand, 2009). Particulièrement sur un site Web public, cette pérennité est déléguée à d’autres; de là l’un des sept conseils aux blogueurs de Rahman (2006) : conserver une copie de ses billets sur un autre support.

Des risques, défis et impacts
La régularité et la continuité de la participation. « Ce qui fait la force du blogue, c’est son dynamisme.
Contrairement à un site Internet plus traditionnel, le blogue est en changement perpétuel. » (Bachand,
2009). Alimenter ainsi régulièrement un blogue demande une grande disponibilité et de la régularité,
une personne « passionnée par le sujet et généreuse de son temps » (Milette, 2007). L’effort continu
nécessaire fait que plusieurs blogues sont abandonnés. Ce problème de participation a été constaté,
entre autres, par Hotte et autres (2006) en regard de leur expérimentation de quatre mois avec les
tuteurs en Informatique appliquée à l'organisation (IAO) à la Télé-université, les deux tiers l’expliquant par le manque de temps. C’est peut-être particulièrement un problème avec les clientèles plus âgées.
Dans Kerawalla et autres (2007), un sondage de près de 2 000 étudiants à l’Open University, ayant une moyenne d’âge de 43,5 ans, montrait que 55% d’entre eux ne voyaient pas de rôle pour les blogues dans leurs études. La difficulté peut aussi être exacerbée par le fait qu’en milieu scolaire, l’accès au blogue est souvent restreint et limité dans le temps (un cours, un programme). On ne donne alors pas accès à tous les bénéfices potentiels du blogue : « students who are asked to blog are blogging for an audience of one, the teacher.” When the semester ends, “students drop blogging like wet cement.“ » (Downes, 2004, citant Richardson72).
L’interaction limitée. Centré sur l’individu, le blogue se prête plus difficilement au véritable travail
collaboratif. Il s’agit d’abord comme l’indique Yochai Benkler73, d’une conversation en déséquilibre
(weighted conversation) entre un auteur principal, s’adressant à un nombre inconnu de lecteurs, et un
groupe de contributeurs secondaires. On peut créer des blogues d’équipe, où il y a plusieurs
contributeurs, mais c’est une pratique inhabituelle. Un blogue collaboratif présente des défis : « plus on rend le blogue collectif, plus il y a d’auteurs, plus il doit y avoir une ligne éditoriale forte, pour éviter qu’on s’éparpille » (Mario Asselin dans Batier 2009). Par ailleurs, qu’il s’agisse d’un blogue de groupe ou pas, les commentaires y sont souvent peu nombreux ou superficiels. Ce n’est toutefois pas toujours le cas, Redecker (2009) cite les résultats de Gibson (2004)74 où 86% des 845 éléments déposés par 31 étudiants étaient des commentaires.
L’ordre antéchronologique par défaut. La décomposition en unité chronologique est une contrainte qui limite son utilisation pour certains types d’expression et qui fait, comme l’indiquent Batier et Lebrun (2008) que les étudiants qui sont en retard peuvent perdre le fil de la discussion. (pp.34-35)

Commentaire de Crale le 11 mars 2010 à 19:13

SYNTHÈSE: Les principaux outils du Web 2.0 (Chap. 2)

2.1. Les wikis ou la construction collaborative de connaissances

in Audet, L. (2010) Wikis,blogues et Web 2.0 - Opportunités et impacts pour la formation à distance
Document préparé pour le Réseau d’enseignement francophone à distance du Canada (REFAD)
http://archives.refad.ca/nouveau/Wikis_blogues_et_Web_2_0.pdf

Des utilisations possibles en formation

POUR LES ÉTUDIANTS (voir aussi suggestions)
- La contribution à l’élaboration de documents de référence sur le sujet de la formation.
- La recherche dans ces sources et l’évaluation de leur valeur ou de leur pertinence.
- La publication d’ouvrages et leur discussion.
- L’élaboration collaborative de documents liés à un travail d’équipe.
- La résolution de problèmes.
- La socialisation.
- Les jeux de rôle.
- La réflexion sur l’apprentissage et les portfolios.
- Les échanges entre groupes d’étudiants éloignés.

POUR LES FORMATEURS
- La diffusion d’information.
- La construction de dépôts de documentation
- L’élaboration collaborative de documents liés à un projet
- L’évaluation des étudiants. (pp.20-22)

Des avantages et opportunités
Probablement plus que tout autre, il favorise l’amélioration des compétences en production collaborative incluant le développement de l’attitude d’ouverture nécessaire ainsi que de capacités de communication, de négociation et de synthèse.
L’intégration automatique de contributions multiples. Le wiki est beaucoup plus efficace que les démarches itératives normalement utilisées pour produire et réviser des textes communs ou organisationnels.
Le suivi et l’authentification des modifications successives. Comme l’écrit Mader (2008), un wiki n’oublie jamais. Il permet de remonter à la source de chacune des modifications faites et peut ainsi faciliter leur évaluation.
La pratique de l’écriture. Les wikis sont un des outils sociaux les plus axés sur l’écriture de textes substantiels.
De plus, cette écriture se fait dans un contexte d’échange et d’entraide entre pairs qui peuvent contribuer à l’amélioration de leurs compétences respectives de rédaction. Par ailleurs, comme le fait remarquer Mader (2008), dans un contexte organisationnel, des capacités d’écriture collaboratives seront sans doute davantage sollicitées que des capacités d’écriture individuelle, d’où l’importance de les développer.
La promotion de la qualité : Les wikis soumettent la rédaction à un examen constant par lequel ils
s’autorégulent et s’autocorrigent. Selon une citation généralement attribuée à Ward Cunningham, « to make an impact on Wiki, you need to generate real content. Anything else will be removed. So anyone can play, but only good players last. » (Cunningham, W., 2004).
La décentralisation de l’autorité et du contrôle. Le wiki donne généralement à chaque contributeur la même autorité et le même contrôle. Il oblige donc à un partage du pouvoir et à une relation de confiance envers les autres participants.
Le développement de l’esprit critique. Le wiki oblige les contributeurs à une analyse préalable du matériel pour établir si — et comment —, il peut être amélioré. Parallèlement, les lecteurs doivent être capables d’évaluer le résultat, puisque le contenu n’a pas fait l’objet d’une validation externe. (p.23)

Des risques, défis et impacts
Sa syntaxe et sa structure particulières. Bien que le wiki soit un outil relativement simple, il demande un certain apprentissage. Comme l’indiquent Duffy et Bruns (2006), les entrées dans un wiki diffèrent par la syntaxe et la procédure de l’écriture à laquelle les étudiants sont habitués. L’absence de structure explicite peut aussi désorienter l’usager habitué à une organisation hiérarchique des contenus. Il faut en conséquence prévoir du soutien, élaborer des consignes — que les utilisateurs pourront enrichir au besoin — et donner des exemples de ce qui a déjà été fait. Il faut aussi tenir compte du temps nécessaire pour l’apprivoisement, qui rend le wiki plus difficilement utilisable dans des formations courtes.
Les risques perçus liés à la sécurité. Les risques de « vandalisme » et d’arrosage (spamming) du site et d’inclusion de fausses informations, joints à la crainte de perdre le contrôle du groupe, font hésiter certains formateurs et heurtent les barrières institutionnelles. L’utilisation des mécanismes de contrôle inclus dans l’outil57 et une éducation à l’usage des nouveaux médias, jointes à une surveillance du site et au contrôle communautaire fréquent dans les collectivités en ligne peuvent cependant contrer ces problèmes.
Les défis de la production collaborative. Les wikis obligent leurs auteurs à se fondre dans un groupe. Comme l’indique Fountain (2005) : « Wikis discourage the feeling of authorship and the building of subjectivity. As Barton (2004a) points out, they are not good for those struggling to find their voice and authority. ». Ils peuvent aussi mener à des « guerres d’édition » c’est-à-dire à des manipulations successives par un ou des contributeurs privilégiant leur agenda personnel, comme aux autres types de conflits liés au travail en groupe.
La participation et sa motivation. Puisque le wiki ne place pas l’individu au premier plan et ne lui donne donc pas la visibilité que favorisent plusieurs autres médias sociaux, il peut présenter des défis particuliers en termes de motivation à participer.
L’ajustement de l’évaluation. L’évaluation de tout travail d’équipe demande une réflexion du formateur sur la prise en compte, ou non, des participations individuelles et de la dynamique du groupe, en plus du produit collaboratif final.
Le wiki est un outil qui favorise la recherche de consensus. Bien qu’il puisse être adapté, il n’est pas a priori conçu pour les débats d’opinion et le développement d’argumentaires ou l’incitation à l’innovation.
Les options limitées offertes en termes de design du site ou de présentation de l’information. Comme
l’indique Farmer (2008), par défaut, le wiki accorde priorité « à la co-construction des connaissances plutôt qu'à l'apparence du site ». Il existe cependant des wikis au design très soigné, comme celui que France 558 consacre aux documentaires.
Le besoin de planification de l’activité. La construction d’un wiki demande une certaine planification de la structure du contenu et des activités de rédaction. Comme le souligne Farmer (2008), il faut au préalable : « faire consensus sur les objectifs de l'activité, les rôles de chacun, la finalité poursuivie ainsi que sur l’échéancier ». Il est aussi préférable de réfléchir d’abord à l’arborescence, puisqu’il peut être difficile de réorganiser après coup.
Les difficultés liées à la migration des contenus d’un système à l’autre, qui rendent d’autant plus important le choix du moteur et de l’hébergement du wiki. (p.24)

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